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17/10/2015 12:08 EDT | Actualisé 16/10/2016 05:12 EDT

Tous les espoirs sont permis

MA PREMIÈRE CAMPAGNE - Peu importe le résultat des élections lundi soir, je sortirai de cette campagne la tête haute, avec la certitude d'avoir fait le maximum pour la remporter. Maintenant, le dernier mot va aux électeurs de Laurier-Sainte-Marie.

J'ai très hâte à lundi, de sentir cette excitation du jour J, certainement encore plus forte que celle des jours de vote par anticipation. En grande appréciatrice de patinage artistique, j'imagine le sentiment d'un athlète qui a donné le meilleur de lui-même et qui attend que les juges lèvent leur petit carton affichant leur note. En patinage comme en campagne électorale, le gagnant n'est pas nécessairement celui qui a fait une performance ou une campagne sans faute, mais celui qui aura fait mieux que les autres. Dans mon cas, ma performance sera indissociable de celle du Parti libéral du Canada.

Ça s'annonce bien, car je sens que le vent a tourné dans Laurier-Sainte-Marie. Le choix des indécis de début de campagne s'est arrêté et si je me fie à tous les sourires et à tous ceux qui m'ont chuchoté ou annoncé à haute voix avoir déjà voté pour moi, tous les espoirs sont permis. Depuis le début du vote par anticipation, les bénévoles affluent à mon local électoral sur la rue Sainte-Catherine. Ceux qui sont venus me donner un coup de pouce au cours de la dernière année sont revenus et travaillent sans relâche, avec un dévouement sans pareil. De nouvelles personnes, convaincues que le plan du Parti libéral est le meilleur pour notre pays, se joignent à l'équipe quotidiennement. Elles me parlent plus souvent qu'autrement de Justin Trudeau, qu'elles ont véritablement découvert au cours de cette longue campagne. Elles se reconnaissent dans l'approche de collaboration plutôt que de centralisation qu'il prône et dans sa détermination à aborder de front les enjeux qui se dressent devant nous.

Se présenter contre un chef de parti

Il y a eu plusieurs éléments remarquables dans ma campagne, qui, je l'espère, ont contribué à me faire connaître des électeurs et à leur donner confiance en ma capacité à bien les représenter. D'abord, le jour du déclenchement des élections, Gilles Duceppe a annoncé qu'il se représenterait dans son ancienne circonscription.

Se présenter contre un chef de parti, en soi, attire l'attention. Dès le départ, on a voulu connaître mes impressions. J'ai indiqué que le temps nous dirait quelle serait la réaction des électeurs, que nous connaissions les positions de M. Duceppe et que je continuerais à faire mon travail. C'est ce que j'ai fait. J'ai eu l'occasion de participer à deux débats contre M. Duceppe. Il parle fort et il a les intérêts du Québec à cœur, c'est indéniable, mais la véritable place du Québec, c'est à la table de décision. Plusieurs des enjeux typiquement urbains de Laurier-Sainte-Marie ne sont pas très glamour : drogues injectables, prostitution, itinérance, manque de logements abordables. Ils rejoignent ceux des grands centres urbains de Vancouver et de Toronto. « C'est en travaillant ensemble, pas en s'isolant, que nous pourrons faire changer les choses pour le mieux », a fait valoir Justin Trudeau au cours des cinq débats des chefs et au cours de ses nombreux arrêts au Québec pendant la campagne.

Un album souvenirs bien rempli

En plus de se présenter contre un chef, avoir ses pancartes devant Radio-Canada et TVA, qui sont dans Laurier-Sainte-Marie, aide aussi à attirer l'attention des journalistes. Dès que nos pancartes ont été posées, un journaliste culturel de Radio-Canada a comparé la facture graphique de mon image à celle de la couverture du premier tome de la série noire suédoise Millenium. Côte à côte, la ressemblance entre Lisbeth Salander et moi était assez frappante. Plus tard dans la campagne, on a pu voir mon affiche à Infoman, cette fois pour comparer mon sourire à celui d'un personnage de dessin animé sympathique. L'album souvenirs de cette campagne est déjà bien rempli.

Ce bilan de ma première campagne serait incomplet sans une mention spéciale pour ma petite Florence, qui est née en pleine campagne et qui m'accompagne partout depuis sa naissance. Ceux qui doutaient de ma capacité à mener de front campagne et maternité ont été confondus. Physiquement, j'ai eu besoin de récupérer, mais ça ne m'a pas empêchée de participer à de nombreuses activités, dont huit débats en six jours la semaine dernière. Je suis très motivée, c'est vrai, mais je n'aurais jamais pu faire cette campagne sans une équipe de bénévoles extraordinaires, qui m'appuient sans compter leurs heures. Toute ma reconnaissance va à mon conjoint, à ma grande fille et à ma mère qui m'aide à temps plein. Je remercie aussi mes bénévoles en or : celui à la patience infinie qui nous conduit partout, ceux qui font des appels, ceux qui m'accompagnent, vêtus de rouge, à des événements, sans compter tous les travailleurs de l'ombre qui font que je suis reposée et prête à relever tous les défis.

Se tailler une place

Il a toutefois fallu travailler fort pour se tailler une place dans cette course, car plusieurs médias se sont fiés aux résultats de 2011 pour établir leurs prédictions. Ils l'ont très souvent présentée comme une course à deux entre le chef du Bloc et la députée sortante du NPD, arrivée avec la vague orange. À la parution de chaque reportage erroné, nous avons contacté les journalistes pour rectifier les faits et rappeler qu'à sept des élections qui ont précédé la vague orange, c'est le Parti libéral du Canada qui est arrivé deuxième dans la circonscription. Gilles Duceppe a été élu pendant 20 ans, mais il a été défait aux dernières élections.

«Je sortirai de cette campagne la tête haute, avec la certitude d'avoir fait le maximum pour la remporter.»

Le 19 octobre, les électeurs auront le choix entre plusieurs partis, qui ont tous des propositions très différentes. Je me suis engagée comme candidate parce que j'ai la ferme conviction que le Parti libéral du Canada a les meilleures propositions pour répondre aux priorités de mes concitoyens, qui me parlent depuis longtemps de leur désir d'offrir un meilleur avenir à leurs enfants, de retrouver un pays où la diversité est une force, et où les possibilités de s'épanouir sont les mêmes pour tous. Fort heureusement, nos efforts pour me faire connaître et pour partager la plateforme du Parti libéral ont eu des résultats positifs. Michel C. Auger me disait même que je suis en lice pour être la meilleure recrue de ces élections!

Peu importe le résultat des élections lundi soir, je sortirai de cette campagne la tête haute, avec la certitude d'avoir fait le maximum pour la remporter. Maintenant, le dernier mot va aux électeurs de Laurier-Sainte-Marie.

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