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Volvo V90 Cross Country 2017 : le hors route haut de gamme

Mon collègue Michel Crépault a eu l'occasion d'évaluer récemment le nouveau Volvo V90 Cross Country 2017. Voici son compte rendu après quelques jours passés dans la région de Paradise Valley en Arizona.

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La recette est connue : prendre un modèle existant et l'habiller d'accessoires qui lui confèrent un air davantage baroudeur. Volvo a baptisé Cross Country cette recette qu'elle a cuisinée pour la première fois en 1998. Près de 20 ans plus tard, le constructeur suédois récidive avec la familiale V90 Cross Country 2017, la remplaçante de la XC70.

Esthétiquement, la version Cross Country se distingue de la V90 régulière par ses panneaux de plastique protecteur déposés aux bas des flancs, sous les pare-chocs et autour des ailes. Ça lui fait comme une mini carapace, soit de couleur charbon de bois, soit coordonnée à la teinte de la carrosserie.

Ses rétroviseurs extérieurs sont aussi plus gros et sa grille concave est parcourue à la verticale de 23 barres noircies, mais constellées chacune de cinq pastilles argentées, tandis que sa longue fenestration est soulignée de noir. Dans l'ensemble, l'effet plus costaud, mais chic est réussi.

Pour que les bottines suivent les babines, la garde au sol de la Cross Country a obtenu six centimètres supplémentaires. De la sorte, vous pourrez réellement franchir chemins rocailleux et ruisseaux graveleux. Je le sais, je l'ai fait, lors du lancement nord-américain organisé par Volvo dans la région sauvage de Paradise Valley, près de Phoenix, en Arizona.

Ça passe ou ça casse

Mon partenaire de conduite (l'excellent Jim Kenzie, du Toronto Star) et moi avons même quitté le parcours proposé par le constructeur pour oser gravir une colline avec la V90 Cross Country qui aurait pourtant découragé plus d'un véhicule. Ou bien on se rendait au sommet, triomphant, ou bien on allait être la risée de la confrérie automobile...

Au final, la nouvelle Volvo, surnommée « Getaway » par les gourous du marketing du fabricant, nous a évité le ridicule.

Les 316 chevaux et le couple de 295 lb-pi de son quatre cylindres de 2,0 litres à la fois suralimenté et turbocompressé - le moteur en fait de tous les modèles T6 de la famille 90 - n'ont jamais flanché. Il faut dire que ce muscle est bien secondé : outre la traction intégrale intelligente et la transmission Geartronic à 8 vitesses et mode manuel (sans palettes au volant toutefois), la V90 Cross Country ajoute le mode Off Road aux programmes de conduite réguliers que sont Eco, Confort et Dynamique.

Il fallait voir les gros pneus Scorpion de 19 po (et même de 20 pour 975$ de plus), développés spécialement pour l'auto par Pirelli, mordre dans la rocaille, puis épouser les aspérités les plus dangereuses. En plus, la familiale des coureurs des bois est munie d'un système de contrôle de la descente, à l'instar des utilitaires les plus efficaces, pour permettre au conducteur de descendre une paroi abrupte sans même toucher à la pédale du frein.

Après l'effort, le repos

Une fois notre petit Everest personnel vaincu, nous avons testé la V90 Cross Country sur de belles autoroutes et, cette fois, son autre personnalité a brillé. Car si cette familiale est capable d'indéniables prouesses hors route, elle insiste pour vous dorloter le reste du temps.

Ça commence avec un silence à bord presque irréel, compte tenu de la forme du véhicule. Ça se poursuit grâce au confort des sièges de cuir dont Volvo a le secret depuis des lunes. Et on rehausse l'expérience en cochant la suspension arrière pneumatique et les amortisseurs adaptatifs.

Pour 61 900$, le prix d'entrée de la Volvo V90 Cross Country, soit 2 000$ de plus que le modèle régulier, vous obtenez aussi un système de navigation qui s'étale brillamment sur l'écran central Sensus de 9,3 po, un toit panoramique gigantesque, une sono à 10 haut-parleurs qui en comptera neuf de plus si vous optez pour le système de Bowers & Wilkins (3 250$), un hayon électrique et des accents de noyer foncé. Vous aimeriez des garnitures métalliques? Pas de problème. Ça sera 425$, svp.

Bien sûr, la Cross Country ne serait pas une vraie Volvo sans offrir la myriade de systèmes de sécurité active qui font depuis des années la réputation de la marque. Pensez à un avertisseur ou une alerte quelconque et il fait partie de la liste de l'équipement.

De base ou facultatif, ça reste à voir. Et c'est ici que je suis déçu de constater que l'inventeur du détecteur d'angle mort en a fait une option à l'intérieur de l'ensemble Vision de 2 000$, alors que chez nos voisins du sud, le bidule vient de série. Passe encore pour les sièges arrière et le volant chauffants, un extra de 1 350$ avec l'ensemble Climat II. Mais même des automobiles beaucoup moins coûteuses nous alertent gracieusement quand une menace invisible s'approche...

Enfin, outre ce petit bémol agaçant, la Volvo V90 Cross Country 2017 s'avère une bien belle machine qui ne fait pas que nous vendre un look. Sans être un tank - surtout pas -, elle peut réellement devenir la complice de quiconque prône un style de vie actif. Si ça vous intéresse, elle s'est déjà frayée un chemin jusqu'à la salle d'exposition des concessionnaires Volvo de la belle province.

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