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Volkswagen Atlas 2018: demeurer pertinent

Mon collègue Mathieu St-Pierre a eu l'occasion de découvrir le nouveau Volkswagen Atlas 2018 récemment. Voici ses impressions.

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La venue du nouveau VUS intermédiaire de Volkswagen était prévue depuis quelque temps, mais l'histoire qui s'est déroulée à l'automne 2015 en relation avec les moteurs diésel aura fait du tort évident aux ventes canadiennes de Volkswagen. Chez nous, les livraisons de produits TDI comptaient pour pas moins de 20% du total et selon VW, les propriétaires attendent la résolution des poursuites juridiques avant de remplacer leurs automobiles. Un jugement est justement attendu bientôt.

Les propriétaires en question vont par la suite recevoir des chèques assez importants de la part du géant allemand et VW Canada a espoir qu'ils vont se tourner vers un nouveau véhicule de la marque, comme le Volkswagen Atlas, par exemple.

Un segment important

Il est important de comprendre que deux véhicules sur trois vendus au Canada sont de nature « utilitaire » et donc l'arrivée du nouvel Atlas pourrait inciter certains propriétaires actuels de Volkswagen en manque d'espace à rester dans la famille du constructeur. Il pourrait également attirer de nouveaux clients à la marque, et il vient ajouter une option de plus à une gamme de VUS assez étoffée qui compte aussi le nouveau Tiguan qui arrivera en septembre ainsi que les modèles Touareg, Alltrack et Sportwagon.

L'Atlas n'aura cependant pas la vie facile lorsqu'il arrivera sur le marché en juin, lui qui devra faire face à des rivaux bien établis comme les Toyota Highlander, Honda Pilot, Chevrolet Traverse et Hyundai Santa Fe XL de ce monde. En termes d'espace et de polyvalence, cependant, il n'a rien à envier à ces modèles.

Commençons justement dans l'habitacle. Volkswagen a mis l'emphase sur la polyvalence, l'accès et le confort pour sept passagers. Selon leurs dires, l'Atlas est un VUS à sept places pour adultes, mais entre vous et moi, même si se rendre à la 3e banquette ce fait sans tracas, ça ne veut pas dire qu'y passer plus qu'une demi-heure est bon pour la santé. Pour un enfant, par contre, ça va. Le coffre, quant à lui, est généreux sinon gigantesque lorsque la banquette arrière est abaissée.

À l'avant, les adultes vont apprécier un seuil de porte peu élevé et un volume énorme d'espace pour les jambes, les têtes et les coudes. Les sièges sont larges, peu enveloppants, mais confortables. Les vide-poches sont nombreux et on retrouve deux ports USB de série, et un total de quatre en option.

La deuxième rangée est particulièrement intéressante. Elle est non seulement coulissante, mais suffisamment large pour accueillir trois sièges d'enfants. De plus, elle s'escamote intelligemment vers l'avant pour créer le passage vers l'arrière de manière à ne pas nécessiter la désinstallation du siège de bébé.

La planche de bord de l'Atlas est sans éclat, à l'image de Volkswagen, mais certains des matériaux utilisés sont de qualité moyenne. Selon la version, un superbe écran tactile de 8 pouces sert de centre nerveux. Les menus sont efficaces et simplifient la navigation des options de connectivité. Le Cockpit Digital de 12,3 pouces est de toute beauté, mais il n'est pas de série.

L'Atlas n'est pas le véhicule VW le plus élégant, mais on apprivoise rapidement ses lignes carrées et sa calandre sobre avec phares à DEL. Il y a de fortes chances que l'Atlas vieillisse bien ce qui est un plus si vous avez l'intention de le rouler longtemps.

Des moteurs qui manquent de pep

Sur la route, le gros Atlas ne cache pas ses dimensions imposantes ni son poids assez élevé. De série on retrouvera le moteur quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé de la GTI sous le capot. Ce dernier produira 235 chevaux et 258 lb-pi de couple. Offert uniquement en version à traction, il aura beaucoup de pain sur la planche pour faire avancer cette masse avec conviction.

Nous avons mis à l'essai des versions complètement équipées et dotées du V6 de 3,6 litres qui développe 276 chevaux et 266 lb-pi de couple. Un sprint de 0 à 100 km/h a nécessité près de 9,5 secondes - un résultat qui est loin d'être impressionnant. Le V6 est à l'aise à haut régime, ce qui se traduit par de bonnes reprises, mais son manque de couple à bas régime rend les accélérations difficiles, en particulier lorsqu'il est chargé ou en situation de remorquage.

Heureusement, la transmission automatique de série à 8 rapports excelle dans ses tâches et permet au moins de maximiser le rendement du moteur. La direction est précise, mais ne relate aucunement les sensations de la route. Les freins, quant à eux, sont puissants et la pédale est facile à doser.

Les prestations de l'Atlas sur la route sont loin d'être sportives. Le roulis en virage est amplement évident et c'est idem pour le transfert des masses en accélération ou en freinage. C'est un peu surprenant d'un produit Volkswagen. En contrepartie, le confort de roulement est excellent et il devient rapidement évident que c'est sur cet aspect que les ingénieurs de Volkswagen ont consacré leurs efforts.

Comme gros véhicule familial « américain », ce Volkswagen ne présente pas de lacunes importantes à l'exception de son manque de mordant au niveau des motorisations. Le Volkswagen Atlas 2018 sera disponible à partir de 35 690 $ tandis que le modèle haut de gamme Execline exige 52 540 $.

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