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12/08/2018 06:00 EDT | Actualisé 12/08/2018 06:00 EDT

La sécurité active au quotidien avec le ProPilot de Nissan

Lorsqu'il est entré en action, soit pour freiner ou pour corriger ma trajectoire, le tout s'est fait de manière linéaire et contrôlé.

Nissan

J'ai récemment eu l'occasion de conduire un Nissan Rogue 2018 avec le dispositif ProPilot pendant environ un mois avec, comme objectif, d'explorer l'impact des technologies d'assistance sur la conduite au quotidien. Uniquement disponible sur le VUS compact de Nissan et sur la Nissan LEAF électrique pour le moment, ProPilot sera offert prochainement sur le Nissan Qashqai 2019.

La sécurité active est à la mode

Si vous avez récemment magasiné une voiture, il est fort probable que vous avez entendu parler du régulateur de vitesse adaptatif ou intelligent, le freinage automatique, la prévention des sorties de voie ou encore de sécurité active. Les constructeurs regroupent ces technologies dans des ensembles souvent optionnels, portant différents noms.

Honda Sensing chez Honda, i-Activesense chez Mazda, Eyesight chez Subaru, Safety Sense chez Toyota et ProPilot Assist chez Nissan ne sont que quelques exemples.

Parfois de série, mais souvent optionnelles, ces technologies visent à prévenir les accidents.

C'est ça, la sécurité active: prévenir des accidents. Elle rassemble tout ce qui peut freiner pour vous, changer de direction pour éviter des obstacles ou vous avertir d'un danger. La sécurité passive, elle, vous protège quand un accident a lieu. Elle regroupe donc les coussins gonflables, la structure de la voiture et les ceintures de sécurité, notamment.

Le ProPilot de Nissan est en mesure de faire de la sécurité active. Il entre en jeu quand on allume le régulateur de vitesse, après avoir appuyé sur un bouton bleu sur le volant.

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Par la suite, il peut freiner pour vous si un autre véhicule vous coupe soudainement ou s'il y a congestion. Il peut aussi détecter les marques sur la route ce qui lui permet de négocier et suivre les virages. Vous sentez alors le volant tourner légèrement sous vos mains.

Un avertissement sonore se fera entendre si un danger est détecté, par exemple un véhicule qui freine devant vous. L'objectif de Nissan est de rendre la conduite plus confortable et réduire les risques liés à la fatigue, et non pas de prendre le contrôle de la conduite. Ainsi, si vous enlevez vos mains du volant trop longtemps, ProPilot s'éteint.

Ce que j'ai particulièrement aimé du système est qu'il n'est pas trop nerveux.

Les dispositifs du genre peuvent parfois s'avérer franchement fatigants, donnant l'impression de sonner ou de vibrer dès qu'un autre véhicule entre dans votre champ de vision.

J'ai d'ailleurs tendance à éteindre ces dispositifs en général, mais je n'ai pas ressenti le besoin de le faire dans ce cas-ci. Lorsqu'il est entré en action, soit pour freiner ou pour corriger ma trajectoire, le tout s'est fait de manière linéaire et contrôlé. En d'autres mots, il a freiné comme j'aurais freiné et ajusté la direction comme je l'aurais fait. Croyez-moi, certains de ces systèmes (celui du Ford Edge me vient immédiatement en tête) sont très brusques au moment de jouer les héros.

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Ce n'est pas donné

Le hic du ProPilot de Nissan, c'est qu'il est offert seulement sur le Nissan Rogue Platinum qui coûte près de 40 000$ avant les taxes. C'est difficile à avaler quand on sait que Honda offre son système Honda Sensing à près de 30 000$ ou que Toyota offre son Safety Sense de série dans le RAV4.

Le ProPilot est plus avancé technologiquement que ces deux systèmes, c'est vrai. Par contre, si je me mets à la place du consommateur, je me demande si le fait que mon véhicule utilitaire sport soit en mesure de garder la voie pour moi vaut vraiment 10 000$ de plus...

Si vous avez répondu oui, alors sachez que le rendement du ProPilot est pratiquement sans reproches.