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20/07/2018 10:29 EDT | Actualisé 20/07/2018 10:29 EDT

Les politiques du président Trump compliquent la vie à Volvo

«L'administration du président Trump doit prendre une grande respiration, s'asseoir et réfléchir.»

EcoloAuto.com

Les mesures protectionnistes envisagées par l'administration Trump aux États-Unis risquent de faire très mal aux constructeurs européens, même ceux comme Volvo qui ont récemment investi des sommes monumentales au pays de l'Oncle Sam.

Le manufacturier suédois, qui est la propriété du géant chinois Geely, a officiellement ouvert une toute nouvelle usine à Charleston, en Caroline du Sud en juin, mais un nuage planait sur les célébrations.

Après avoir imposé des taxes sur l'importation d'acier et d'aluminium de 25% et 10% respectivement en mai, M. Trump a menacé à nouveau les manufacturiers européens avec un tarif de 25% sur l'importation de véhicules au sud de la frontière. Selon le PDG de Volvo Hankan Samuelsson, une telle mesure serait dévastatrice pour l'industrie automobile et ce sont les consommateurs américains qui paieraient ultimement le prix.

«L'administration du président Trump doit prendre une grande respiration, s'asseoir et réfléchir», a indiqué M. Samuelsson lors de la cérémonie d'ouverture de la nouvelle usine qui sera entièrement opérationnelle à compter de septembre. Hier, le grand patron de Volvo a réitéré sa position à CNBC en demandant une désescalade de la situation des tarifs sans quoi les plans de Volvo aux États-Unis pourraient être perturbés.

L'usine servira à produire la nouvelle génération de la Volvo S60, dévoilée lors du même événement, ainsi que le prochain VUS XC90. Bien que ces modèles ne seraient pas touchés par les tarifs que brandit le président Trump puisqu'ils seraient construits en sol américain, ce n'est pas le cas des autres modèles Volvo construits en Europe et envoyés aux États-Unis.

BMW et Volkswagen, deux autres constructeurs européens avec des usines aux États-Unis, seraient eux aussi touchés. General Motors qui construit des voitures partout dans le monde s'est aussi mis de la partie.

L'adoption de tarifs pourrait obliger les manufacturiers à mettre à pied des milliers d'employés, en plus d'augmenter le prix des autos en vente aux États-Unis, selon GM.

L'usine Volvo comptera près de 4000 employés lorsqu'elle sera complètement fonctionnelle.

Une nouvelle S60

Comme j'indiquais précédemment, une nouvelle génération de Volvo S60 sera l'un des modèles produits à l'usine de Charleston. Cette nouvelle berline compacte de Volvo affiche la récente signature visuelle de la marque et des dimensions augmentées par rapport à l'ancienne S60.

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Plusieurs choix de moteurs seront offerts sous le capot, dont un T5 à quatre cylindres de 250 chevaux et un T6 de 316 chevaux. La S60 sera éventuellement offerte avec un choix de moteurs hybrides rechargeables, allant de 340 à 390 chevaux, avec une autonomie en mode 100% électrique de près de 50 kilomètres.

Je dois avouer avoir déjà un faible pour la S60. Avec son allure de S90 passée à la sécheuse, elle affiche une rare élégance pour une berline compacte. Comme sa grande sœur et comme le modèle qui l'a précédée, elle devrait être en mesure de voler quelques ventes aux modèles allemands déjà établis.

Cela dit, le problème de Volvo n'est pas la qualité de ses modèles, mais plutôt leur disponibilité. Le constructeur développe des modèles qui connaissent énormément de succès depuis quelques années, mais il n'en envoie pas assez pour répondre à la demande. Les consommateurs n'aimant généralement pas attendre, dans le segment des voitures de luxe, ils se tournent alors vers les marques allemandes ou japonaises établies.

La nouvelle usine à Charleston aidera certainement à ce niveau à moins, bien sûr, que les tarifs ne viennent casser la fête.

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