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26/12/2015 09:12 EST | Actualisé 26/12/2016 05:12 EST

Le Binatrax: pour monter les collines de ski hors-pistes

Cet engin à chenilles pourrait être utilisé par les skieurs et surfeurs pour grimper les pentes de montagne où il n'y a pas de télésiège. Comme le Binatrax est autonome, il pourrait redescendre seul pour rejoindre son propriétaire.

Le concept

Le Binatrax est à mi-chemin entre la planche de surf et la motoneige. Propulsé par deux moteurs barbotins électriques et monté sur deux chenilles, il est assorti d'un système de stabilité électronique. Cet engin à chenilles pourrait être utilisé par les skieurs et surfeurs pour grimper les pentes de montagne où il n'y a pas de télésiège. Comme le Binatrax est autonome, il pourrait redescendre seul pour rejoindre son propriétaire.

Contexte

En avril 2013, j'ai créé un concept appelé Mecatrak. C'était une sorte de snowboard propulsé par un moteur à combustion. L'an passé j'ai été heureux d'apprendre qu'un véhicule similaire avait été inventé par Yvon Martel. La prototype d'Yvon, appelé le MTT-136, est une chenille motorisée électrique qui vous tire alors que vous êtes assis dans un toboggan. Le prototype d'Yvon m'a inspiré pour créer une nouvelle version autonome du Mecatrak muni de deux chenilles. J'ai fait appel à l'expertise d'Adolfo Esquivel pour créer les illustrations visuelles de concept.

Fonctionnement

Le Binatrax serait alimenté par des barbotins électriques situés à l'intérieur de chaque chenille. Il s'agirait d'un équivalent des moteurs roues développés par TM4, mais, au lieu d'entraîner une roue, le moteur entraînerait une chenille. Chaque barbotin électrique serait commandé par un module de contrôle situé à bord du Binatrax. Cet ordinateur serait relié à de multiples capteurs capables de mesurer les angles et accélérations et de répondre aux commandes du pilote.

Pour diriger le véhicule, le conducteur n'aurait qu'à déplacer son centre de gravité dans la direction souhaitée. Le module de stabilité maintiendrait le véhicule dans une enveloppe sécuritaire, et le conducteur pourrait changer les réglages selon ses préférences: «ultra stable» pour les débutants, «économie d'énergie» pour réduire l'utilisation des batteries, «express» pour gagner de la vitesse, «extrême» pour les conducteurs expérimentés, etc.

L'utilisation du Binatrax nécessite d'utiliser des sentiers ayant une inclinaison raisonnable. Si la neige est bien compactée, l'ascension sera moins exigeante pour les batteries. Le Binatrax pourra récupérer une partie de l'énergie en redescendant, et la capacité des batteries s'améliorera au fil des ans. Une option intéressante serait d'utiliser une pile à combustible d'hydrogène au lieu de batteries.

Le skieur pourrait contrôler le Binatrax à l'aller (montée), puis le laisser redescendre de façon autonome par le chemin le plus court et le plus sécuritaire.

À quoi ça sert?

Je pense que ce genre de véhicule pourrait intéresser les amateurs de ski et de snowboard hors-piste. Cela éviterait d'utiliser le temps d'un motoneigiste pour le trajet du retour. Par ailleurs, les motoneiges actuelles sont plus bruyantes et dégagent plus de CO2 dans l'atmosphère que le Binatrax donc il y a un surement un marché potentiel pour effectuer de courtes distances hors des sentiers banalisés.

Le dessinateur

Je remercie Adolfo Esquivel pour les illustrations du Binatrax. Adolfo a fait ses études de design industriel en Colombie et poursuivi des études supérieures en design d'événements à l'UQAM. Il est actuellement dessinateur industriel principal à son compte, à Montréal.

Adolfo a également créé les représentations visuelles du Tramway urbain étroit Narotram et de la motoneige amphibie Maskek.

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