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22/09/2016 11:00 EDT | Actualisé 21/10/2016 02:04 EDT

Mes recommandations de lecture

Durant la Saison de la lecture de Montréal, Le Huffington Post Québec publie chaque semaine les suggestions de lecture des employés des bibliothèques de Montréal. Retrouvez les toutes dans notre section spéciale.


Anabiose, Claudine Dumont (XYZ, 2013)

style="float: Une jeune femme mène une vie sans couleurs ni intérêts jusqu'au jour où elle enlevée en pleine nuit. Elle se réveille dans un endroit qu'elle ne connait pas. C'est là que l'histoire démarre réellement. Nous plongeons alors dans un tourbillon d'angoisse qui ne nous quitte plus jusqu'à la dernière page. Le rythme de l'auteure, merveilleusement précipité et inquiétant, ajoute au suspense. Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander ce que Emma a fait pour se retrouver là. Et d'ailleurs, où est-elle? Qui l'a enlevé? Pourquoi? J'ai eu bien du mal à poser ne serait-ce que pour un instant ce premier roman de Claudine Dumont. L'ambiance y est affolante, les personnages vrais et le récit, trop possible à mon goût. Je vous le suggère vivement!

La bête à sa mère, David Goudreault (Stanké, 2015)

style="float: La bête à sa mère relate l'histoire d'un jeune criminel en quête de vengeance et d'amour. Séparé de sa mère à 7 ans, envoyé de famille d'accueil en famille d'accueil, le narrateur porte en lui une haine des règles et de la société en général. Il ne rêve que d'une chose, se blottir dans les bras de sa mère. «Ma mère se suicidait souvent». Dès la première phrase, le ton est donné. Antihéros par excellence, le narrateur a tout pour ne pas nous plaire. Il est violent, manipulateur et sans pitié envers ceux qui croisent son chemin. Mais quelque chose nous pousse à poursuivre notre lecture malgré le comportement malveillant et les propos choquants de ce dernier. C'est la curiosité de suivre l'évolution de cet esprit tordu et de voir jusqu'à quel point la rage va le pousser à se détruire. Voici un récit captivant qui ne laisse personne indifférent.

L'Amérique ou le disparu, Réal Godbout (La Pastèque, 2013)

style="float: Karl Rossmann est un jeune allemand qui doit quitter précipitamment pays, famille et amis pour l'Amérique après avoir déshonoré sa famille. Il prend donc un bateau à Hambourg en direction de New York. Dès lors, il croise différents personnages qui lui apportent joies et misères. À la recherche de travail, Rossmann sillonne les États-Unis pour enfin se faire engager en tant que machiniste pour le théâtre de la nature d'Oklahoma tout en abandonnant sa véritable identité. J'ai adoré cette adaptation de l'Amérique de Franz Kafka par Réal Godbout, célèbre bédéiste québécois. Kafka est un auteur que j'affectionne particulièrement pour l'atmosphère sombre, absurde et cynique que l'on retrouve dans ses romans. Alors lorsque l'un de ses récits est superbement rendu en bande dessinée, je ne peux que m'en émerveiller et vous le conseiller!

Mauvais genre, Chloé Cruchaudet (Delcourt, 2013)

style="float: D'après l'essai La garçonne et l'assassin, Mauvais genre raconte l'histoire d'un homme revenu du front et prêt à tout pour ne jamais y retourner. Paul Grappe choisit alors de se travestir afin de rester à Paris avec sa femme Louise Landy. Il sera dorénavant Suzanne Langdard. «Suzy» embrassera de plus en plus son rôle de femme et sa relation avec Louise en souffrira. L'armistice de 1925 lui permet de retrouver son identité, mais Paul n'est plus lui-même. Alcoolique et violent, il décède suite à une dispute avec Louise. Cette bande dessinée est déjà très intéressante quant au fait vécu qu'elle dépeint, inusité et touchant. Toutefois, les illustrations sont définitivement ce que j'ai préféré dans cette œuvre. Elles rendent avec justesse la gravité du récit et laissent planer une atmosphère troublante. Les illustrations de Cruchaudet à elles seules valent le coup que vous jetiez un coup d'œil à cette histoire.

Journal, Julie Delporte (L'agrume, 2014)

style="float: Comme j'ai rêvé enfant de pouvoir exprimer mes émotions grâce au dessin, mais rarement le résultat final ne rencontrait mes attentes. De son côté, Julie Delporte maîtrise définitivement le dessin aux crayons de bois. Les couleurs vives de ses illustrations ont tout d'abord capté mon attention. Et puis leur délicatesse m'a beaucoup plu. Enfin, la sensibilité de ses écrits m'a complètement conquise. Lire Journal c'est exactement comme si nous avions accès à un cœur qui se livre et partage ses émotions les plus intimes. Journal relate l'histoire d'une rupture qui se déroule aussi bien que possible, mais qui altère tous les repères, qui déroute et finalement, qui inspire. Ce n'est pas seulement la fin de quelque chose qui fut beau, c'est aussi le début de quelque chose qui sera merveilleux. C'est la confirmation pour l'artiste d'un style bien à elle et le début d'une nouvelle histoire d'amour, entre Julie Delporte et ses lecteurs.

Pourquoi lis-tu Catherine ?

style="float: Je lis parce que depuis mon plus jeune âge, la lecture m'a permis de voyager et de m'évader. Tantôt orpheline, tantôt super-héros, j'ai vécu une foule d'aventures grâce aux livres et je compte bien continuer ainsi. La lecture est pour moi une source inépuisable de plaisir et ma mission dans la vie de tous les jours est de transmettre ce plaisir aux gens qui croisent mon chemin!

style="float: La Saison de la lecture de Montréal réunit de nombreux acteurs du domaine du livre désireux de promouvoir la lecture comme source de plaisir, mais aussi comme outil d'échange, de partage et de découverte.

Le Huffington Post Québec est partenaire média de la Saison de la lecture. Visitez notre section spéciale.


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