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14/12/2016 08:27 EST | Actualisé 14/12/2016 08:28 EST

Éviter le fiasco au party de bureau: mode d'emploi

Des histoires de party de Noël qui finissent mal peuvent survenir chez n'importe quel employeur. Toutes les organisations doivent prendre leurs précautions et tenter de prévoir l'imprévisible. Mais par où commencer ?

Noël se pointe à nos portes et la saison des partys de bureau a déjà débuté. Ces événements annuels heureux comportent toutefois leur lot de défis. Pour prévenir tout dérapage, je vous fais cadeau de quelques conseils !

On me demande souvent des anecdotes à ce sujet. Malheureusement, elles sont trop nombreuses. Que ce soit un collègue de travail éméché qui s'échappe devant le patron, un autre qui se démène sur le plancher de danse, trébuche et se blesse, ou encore celui qui se dégêne (un peu trop) sous l'effet de l'alcool et ne contrôle plus ses mains baladeuses...

Aucun employeur à l'abri

Ces histoires de party de Noël qui finissent mal peuvent survenir chez n'importe quel employeur. Toutes les organisations doivent prendre leurs précautions et tenter de prévoir l'imprévisible. Mais par où commencer ?

Essentielle inclusivité

Au party de Noël, l'employeur doit être inclusif. Qu'il s'agisse de Nathalie en congé de maternité ou encore de Gaston en arrêt de travail, on invite tout le monde. Il faut éviter toute discrimination et prévenir les commérages qui porteront ombrage à la soirée.

La sécurité avant tout

N'oubliez jamais qu'un employeur doit s'acquitter en tout temps de son obligation professionnelle de protéger la santé, la sécurité et l'intégrité de ses employés. Avant le party, rappelez-leurs les politiques et procédures d'entreprise en vigueur. Même si la fête bat son plein, souvenez-vous que la responsabilité civile et criminelle de votre personnel de bureau ne prend pas congé.

Qu'arrive-t-il avec Bernard, notre danseur émérite, qui glisse et se fracasse le crâne sur la piste de danse ? Premier constat : il ne s'agit pas d'un accident de travail, les tribunaux administratifs sont clairs à ce sujet. Ça ne vous soustrait évidemment pas à votre devoir d'assurer la sécurité de Bernard. Vite, une ambulance !

Un verre de trop mon minou

Qui dit party de bureau dit souvent alcool coulant à flots. Que faire avec Paule et Anthony qui ont l'habitude de prendre un, deux, trois verres de trop ? Votre obligation en tant qu'employeur n'est pas illimitée, mais vous avez intérêt à prévenir plutôt que guérir. Les mesures suivantes s'offrent à vous : fermer le bar quelques heures avant la fin de la fête, instaurer un système de billets pour l'alcool, offrir des coupons de taxi, prévoir un service de raccompagnement (Nez rouge ou Point Zéro 8) et sensibiliser les employés à la consommation responsable. Énoncer les règles et sanctions applicables en début de soirée servira de rappel aux employés susceptibles de dépasser les limites, qu'il s'agisse de civisme ou de conduite avec facultés affaiblies.

Harcèlement : ni au bureau, ni au party

Quant au harcèlement sexuel ou psychologique, ou encore des conduites violentes, vos employés doivent comprendre que ces comportements demeurent inacceptables. Un manquement grave peut mener à des mesures disciplinaires, même si ça s'est produit dans un coin du bar et non sur les lieux de travail.

N'oubliez pas que les événements malheureux survenus au party de bureau auront des répercussions le lundi matin. Il faudra que vous les gériez tôt ou tard.

C'est pourquoi il faut soigneusement préparer cet événement. Comme employeur, c'est encore la meilleure façon de passer une soirée dans un cadre agréable et d'éviter de durs lendemains de veille.

Sur ce, Cheers !

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