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21/05/2015 07:59 EDT | Actualisé 21/05/2016 05:12 EDT

Non-assistance à personnes en danger

La violence - physique, sexuelle et psychologique - infligée aux femmes autochtones est documentée. Selon Statistique Canada, son incidence est trois fois plus élevée que pour les femmes non autochtones. Les actes violents perpétrés contre elles sont également plus graves, en moyenne.

Cette violence, que l'on peut qualifier de systémique, est carrément une question de vie ou de mort pour un trop grand nombre de femmes autochtones. Selon la GRC, celles-ci sont quatre fois plus susceptibles d'être assassinées que les femmes non autochtones.

Un drame qui se passe chez nous

Cette tragédie quotidienne ne se déroule pas dans un pays lointain. Elle a lieu ici même, au Québec, ainsi qu'au Canada. Bien sûr, les affaires autochtones sont, pour une large part, de responsabilité fédérale. Mais le Québec a son mot à dire; il partage cette responsabilité et, à notre échelle, non seulement nous pouvons agir, mais nous le devons. Il s'agit d'un impératif moral.

S'attaquer aux sources de la violence

En recevant les témoignages d'experts et de personnes vivant dans les communautés, la Commission des relations avec les citoyens de l'Assemblée nationale a la capacité de cerner les principales causes de la violence systémique infligée aux filles et aux femmes autochtones.

Une fois les causes identifiées, les membres de la Commission pourront entreprendre l'étude des moyens à mettre en place pour réduire la violence, en s'attaquant à ses sources, et énoncer des recommandations qui s'adresseront aussi bien au gouvernement du Québec qu'au gouvernement fédéral, ainsi qu'à l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et à toute autre instance directement ou indirectement concernée.

La Commission des relations avec les citoyens de l'Assemblée nationale a donc le devoir moral d'étudier et de s'attaquer aux sources de cette violence. Ayant connaissance du fait que des milliers de jeunes filles et de femmes sont en danger, en ce moment même, ne rien faire serait l'équivalent d'une « non-assistance à personne en danger ».

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