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04/05/2016 02:51 EDT | Actualisé 05/05/2017 05:12 EDT

Parents séparés: 6 règles de base pour composer avec son ex

Quand on se sépare du père ou de la mère de ses enfants, on pense être «libéré, délivré». Mais voilà, en ayant des enfants en commun, on est quand même obligé de «faire avec»... Alors, pour le bien des enfants, comment composer avec son ex? Voici quelques règles de base.

Quand on se sépare du père ou de la mère de ses enfants, on pense être «libéré, délivré!» : son sale caractère, son côté bordélique, ses retards, ses sautes d'humeur, sa fainéantise... Tout ça, c'est fini! Tel le corbeau, on jure, mais un peu tard, qu'on ne nous y prendrait plus. Mais voilà, en ayant des enfants en commun, on est quand même obligé de «faire avec»... Alors, pour le bien des enfants, comment composer avec son ex (si possible sans se pourrir la vie)? Voici quelques règles de base (que je travaille à appliquer aussi) :

  • Nos enfants ne sont pas des confidents

Surtout au début de la séparation, les adultes peuvent se sentir un peu seuls, un peu isolés. On ressasse la séparation, on espère recoller les morceaux, on se remet en question. Il peut être tentant de prendre les enfants pour des confidents : on leur raconte l'histoire d'amour entre papa et maman, on grave des images d'Épinal sur le pseudo-couple, on espère même qu'ils feront passer le message à l'autre...

STOP! Mauvaise idée! Les enfants ne sont pas des confidents, ils n'ont pas à connaitre les tenants et les aboutissants de la séparation. Cela les placerait dans une situation délicate de «loyauté» envers le parent qui a été quitté ou qui se sent plus affecté. La seule chose que les enfants ont à savoir, c'est que papa et maman ne s'aiment plus, sont séparés et ne se remettront pas ensemble. Simple, clair, et sans ambiguïté.

  • Nos enfants ne sont pas des espions

Que ce soit simplement pour les vacances, un week-end sur 2 ou chaque semaine, ils transitent d'une maison à l'autre. Lorsqu'ils sont chez votre ex, vous n'aurez pas «droit de regard» sur leur rythme de vie, leurs activités, leur comportement, même si sa façon de faire diffère complètement de la vôtre.

D'ailleurs, c'est logique : l'éducation des enfants étant un sujet de discorde courant dans les couples, que les parents séparés ne soient pas sur la même longueur d'onde... On évite l'interrogatoire de retour, et tout ce qui ne concerne pas directement les enfants ne vous concerne pas! Se séparer, c'est aussi accepter que les enfants ne soient plus en permanence avec nous.

  • On règle les questions matérielles

Pension alimentaire ou pas, qui paye la cantine, la nounou, le poney, les affaires des ski et les cours de soutien, et les lunettes, tu sais combien ça coute des lunettes? Faut pas se mentir, élever un enfant ça coûte très (très) cher, sans parler des extras.

Alors côté budget, il vaut mieux mettre cartes sur table dès le début, en essayant de trouver un compromis tenant compte de la situation financière de chacun, des besoins des enfants, et de la répartition des aides sociales. Pas question de diviser par deux le moindre achat, ou d'acheter les fournitures scolaires à tour de rôle... Du simple, de l'équitable, et du durable!

  • On fixe les calendriers

Les calendriers, chez nous, c'est un vrai casse-tête... Je n'ose imaginer quand nos ex auront refait leur vie avec quelqu'un qui a des enfants d'un premier mariage, comment croiser toutes les infos! Pour les agendas comme pour les portemonnaies, je suis partisane du fixe : un week-end ici, un week-end là, cette semaine avec toi, cette semaine avec moi, et écrit noir sur blanc chez le juge.

Bien sûr, quand tout se passe bien, on peut négocier les week-ends : ce serait bête de ne pas avoir les enfants le week-end du gala de danse, et de les avoir lors d'un week-end romantique... Alors, on essaie de goupiller avec bon sens, intérêt des enfants et organisation!

  • Mollo sur l'ex belle-famille

C'est marrant comme les gens peuvent avoir une fâcheuse tendance à critiquer notre conjoint, puis à lui jeter des fleurs dès qu'il bascule dans le côté obscur des ex... Alors, c'est sûr, avoir partagé 5, 7 ou 12 ans de la vie de Zézette, de se l'être tapé à chaque Noël, ça crée des liens, et ça reste la grand-mère/l'oncle par alliance/la marraine de vos enfants...

Mais justement, vous vous n'êtes «plus que» la mère de son neveu/petit-enfant/grand cousin. Pour les coups de fil confidences et les cafés le samedi après-midi, vous devrez trouver quelqu'un d'autre, ne serait-ce que par respect pour votre ex : s'il vous a fait sortir de sa vie, ce n'est pas pour vous croiser dans le salon de sa cousine...

  • On ne s'engueule pas devant les enfants

C'est sûr, notre ex, on n'a pas envie de le voir. Sauf si c'est pour récupérer les enfants, ou les lui passer. Du coup, ils sont toujours dans le coup... Comment s'engueuler sans que les enfants le voient? On s'appelle pour s'engueuler? On s'engueule par texto? On se fait des lettres d'engueulade? Il ou elle ne changera pas, vous le savez, ne gaspillez pas votre énergie.

Le principal, c'est que les enfants soient contents et que tout se passe bien pour eux. Le mieux, finalement, c'est de ne pas s'engueuler du tout! De même, pour critiquer (même à mots couverts), on attend que les enfants soient couchés!

Pour finir, une citation de Marcel Proust : «Il est vraiment rare qu'on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas»...

Ce billet est également publié sur Le Blog de Carla.

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Ce billet a initialement été publié sur le Huffington Post France.