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09/11/2015 10:44 EST | Actualisé 09/11/2016 05:12 EST

Comment commencer sa détox numérique?

Désencombrer sa vie passe aussi par savoir se déconnecter et libérer de l'espace sur son disque dur. Si l'on fait un parallèle entre notre cerveau et la mémoire de notre ordinateur, il est facile de comprendre que les deux ont besoin d'espace pour mieux fonctionner.

Désencombrer sa vie passe aussi par savoir se déconnecter et libérer de l'espace sur son disque dur. Si l'on fait un parallèle entre notre cerveau et la mémoire de notre ordinateur, il est facile de comprendre que les deux ont besoin d'espace pour mieux fonctionner.

Dans ma «to-do list» d'octobre, j'avais noté : libérer de l'espace sur le cloud. Même si je bénéficie d'une grande capacité de stockage, à force de sauvegarder tout et rien, je sentais qu'il fallait que j'y mette le nez pour faire un peu de tri. Mais ne ressentant pas l'urgence, nous étions déjà le 1er novembre et je ne m'étais pas lancée. Quand c'est immatériel, on a plus de mal à imaginer que cela agit comme un frein dans notre vie. Or, le désordre peut aussi s'inviter dans notre vie numérique. Je lisais hier que nous traitions 4 fois plus d'informations au quotidien qu'en 1986. Qu'en faisons-nous? Comment notre cerveau n'explose-t-il pas? Ce chiffre m'a donné le tournis.

Ma détox numérique

Ce week-end, le soleil brillait, les feuilles ocres dansaient sur fond de ciel bleu, je me sentais d'humeur joyeuse. C'est sans vraiment y penser que j'ai ouvert l'onglet Favoris de Google. Étaient bien rangés un nombre impressionnant de dossiers et sous-dossiers de sites que j'avais visités et trouvés intéressants. Consciencieusement, j'avais ordonné ces liens pour les retrouver. Une fabuleuse initiative, jusqu'à ce que je réalise que je ne les avais jamais ouverts. Non, quand j'ai besoin d'une information, je tape directement dans le moteur de recherche.

J'ai ouvert le premier dossier, cliqué sur le premier lien. La page n'existait plus. Pas plus que la seconde, la troisième renvoyait sur une page d'accueil d'un site inconnu. J'ai supprimé le dossier. Même constat dans le deuxième dossier... et dans les suivants.

Alors, j'ai décidé de gagner du temps. Si je n'avais pas ressenti le besoin de relire ces pages depuis toutes ces années, pourquoi est-ce que cela changerait tout d'un coup. J'ai tout supprimé. Oui, tout. Tous les fichiers, tous les liens morts, tous les liens qui n'ont plus de sens...

En quelques clics, j'étais libérée d'un poids inconscient. Et cela m'a fait un bien fou. J'ai pris mon carnet où j'imprime tous les mots de passe des sites sur lesquels je suis inscrite. Même constat. De 12 pages de sites, je suis passée à 4 pages. Incroyable.

Dans ma lancée, je me suis désinscrite des infolettres que j'efface mécaniquement sans les lire et j'ai supprimé de nombreux courriels (généralement je m'autorise à garder 40 courriels dans ma boite de réception, des infos que je veux retrouver ou des discussions en suspend) j'ai divisé ce nombre par deux et je pense que je pourrai faire encore mieux la semaine prochaine. Aussitôt lu, aussitôt répondu, aussitôt effacés (Google mail trie déjà pour moi les courriels promotionnels que je supprime systématiquement et ceux des réseaux sociaux que je survole avant d'effacer)

Réseaux sociaux voleurs de temps et d'énergie

Tous les 6 mois je fais un ménage de mes contacts Facebook. Ma page personnelle n'est ouverte qu'aux personnes que je connais dans la vraie vie. Déjà, ça limite. Ensuite, il y a les personnes avec qui les liens se sont distendus, les personnes négatives qui ne savent que partager leur colère et angoisses. Si on a besoin de se parler, on se retrouvera n'est-ce pas ? Allez, j'écrème. Idem pour twitter, tous les comptes qui n'ont rien publié depuis plusieurs semaines, supprimés.

Ma prochaine étape? Les photos numériques que l'on prend en rafale et que l'on stocke mécaniquement sur son disque dur. Si je fais parfois des albums thématiques que je fais imprimer, il y en a toute une flopée qui ne méritent pas d'être conservées.

En résumé, pour démarrer votre détox numérique

- Supprimez les liens que vous ne visiterez plus jamais

- Désinscrivez-vous des infolettres qui vous polluent

- Supprimez les courriels qui ne demandent pas de réponse ou qui ont été réglés

- Faites le tri de vos contacts sur les réseaux sociaux

Croyez-le ou non, après cette cure détox numérique, je me suis sentie super bien, légère, calme, apaisée. Je peux me concentrer uniquement sur l'essentiel. Utiliser le net comme un outil et ne plus y être asservie.... Et, qui sait, peut-être un jour j'arriverai à supprimer Facebook, Twitter, Instagram... pour prendre encore plus de temps à regarder et vivre l'automne flamboyant.

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