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03/03/2013 11:39 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

6 leçons apprises lors d'un voyage en solo de 6 mois

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Six mois en solo en Australie. Certains me disaient que j'étais folle, d'autres brave, plusieurs me demandaient pourquoi.

Commençons par le premier. Folle. Oui, sûrement. Après tout, même si l'idée mijotait dans ma tête depuis quelques temps, j'ai officiellement décidé de partir en octobre, soit trois mois avant mon départ. Brave, je ne sais pas si ça me fait rire ou si ça me met un peu mal à l'aise. Pourquoi suis-je brave? Pour moi, voyager, vouloir découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures est tout à fait normal. De plus, l'Australie est tellement similaire au Québec et au Canada, il n'y a pas vraiment d'adaptation... Six mois seule? On vit avec soi-même toute une vie, j'espère bien m'endurer six mois!

Pourquoi ce voyage, pourquoi maintenant? Les voyages permettent de se découvrir grâce aux autres, au nouveau, aux cultures différentes. Je suis donc en Australie en quête de réponses. En septembre dernier, j'ai quitté mon emploi après avoir réalisé que ce n'était pas ce que je voulais faire. J'avais besoin d'un nouveau départ. Maintenant que je peux identifier ce que je ne veux pas faire... qu'est-ce que je veux faire? La réponse à cette question sera peut-être plus difficile à trouver.

Le but? Trouver un moyen d'être heureuse. Tout simplement. Agir maintenant pour mieux vivre, je suis jeune, j'ai encore le temps de trouver ce qui me rendra épanouie. Ayant toujours eu une passion pour le voyage, j'ai décidé que c'est sur la route que je trouverais des réponses à mes questions.

Six mois en solo, à faire des petits travaux manuels pour gagner les sous nécessaires pour avancer plus loin, à rencontrer des gens de tous les horizons dans les auberges de jeunesse, à admirer les paysages tous plus beaux les uns que les autres, ça permet de penser. D'analyser. De comprendre des points de vue différents.

Avec ceci en tête, j'ai décidé de partager avec vous six leçons apprises lors d'un voyage en solo, à raison d'une par mois, tout au long de mon périple.

Et la première leçon, apprise dès les premiers jours de mon voyage, m'a surprise.

Il faut s'accepter tel qu'on est. Ceci peut sembler philosophique ou abstrait, mais c'est tout simplement d'agir comme notre cerveau, cœur ou corps nous dit de faire. De ne pas tenter de faire contre notre nature.

Non pas de ne rien essayer de nouveau, mais d'accepter lorsque l'on constate que quelque chose ne nous plait pas ou va contre notre nature.

Pour la première fois, pour ce voyage de 6 mois, j'avais décidé de ne pas préparer mon voyage à la minute près. J'ai à peine ouvert mon guide touristique avant mon départ et j'ai seulement réservé deux semaines d'hébergement. Je voulais essayer le voyage « libre » que tant de backpackers semblent adorer.

Normalement, j'aurais su où je reste le dernier jour de mon voyage avant même d'avoir mis le pied dans le pays. J'aime la sécurité, savoir où je serai, savoir que j'aurai le temps de faire ce que je prévois faire et surtout, le budget pour.

Choc d'apprendre, une fois en Tasmanie, que non seulement le Museum of Modern and Old Art, le MONA, le nouveau musée qui fait tant jaser, n'est en fait pas à Hobart, mais bien en banlieue de la ville. Et que pour s'y rendre, il faut prendre un ferry ou un autobus qui coûtera 20 $. Et que l'entrée du musée nous coûtera également 20 $. 40 $ pour visiter un musée, ça fait un trou dans un budget.

Si j'avais préparé mon voyage comme je le fais habituellement, j'aurais su ceci avant la veille de ma visite. Je n'aurais pas été choquée, puis déçue. J'aurais prévu mon budget afin de m'assurer de pouvoir visiter sans stress.

Mais ce choc de 40 $, aussi minime soit-il, a déclenché cette première constatation. J'ai quand même visité le musée. Quel endroit incroyable! Probablement un des endroits les plus choquants, intrigants et incompréhensibles que j'ai visités en voyage.

Tout cela pour dire que ce besoin de tout organiser n'est peut-être pas idéal, mais il est le mien. Je suis à l'aise dans ce style de voyage, je suis bien.

Certaines qualités sont pour certains des défauts alors que l'inverse est également vrai. Le voyage, en solo de surcroît, permet de découvrir des facettes de notre personnalité que nous pensions pouvoir refouler ou ignorer.

Nous avons bien des défauts, moi la première, mais ils font de nous qui nous sommes.

Nous pouvons en apprendre plus sur nous-mêmes toute notre vie, mais six mois avec le strict nécessaire, seule à l'autre bout du monde, il est facile de faire plusieurs constatations que le temps semblait vouloir retarder. Nous apprenons à nous connaître alors que nous faisons face à l'adversité, alors que nous sommes confrontés à d'autres cultures, d'autres façons de penser, d'autres traditions.

Il est possible d'en découvrir plus sur soi-même via les rencontres et via les défis qu'on ne surmonterait jamais autrement. On apprend tranquillement et rapidement à la fois.

J'ai hâte de découvrir la prochaine étape.

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