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Pierre Luc Brisson

Étudiant aux cycles supérieurs, Études classiques (UdeM)

Âgé de 24 ans, ayant évolué notamment dans le milieu de la politique active tant sur la scène provinciale que fédérale, je poursuis présentement des études de cycle supérieur auprès du Centre d'études classiques de l'Université de Montréal. Auteur de l'essai Après le printemps, publié à l'automne 2012 (Essais libres), je suis également collaborateur occasionnel à l'émission Plus on est de fous, plus on lit! sur les ondes de la Première chaîne de Radio-Canada.

S’engager dans le débat public, réfléchir, critiquer, argumenter, c’est là l’essence même de l’action citoyenne et c’est ce que je tente de faire, tous les jours. Écrire et discuter, échanger des idées, ce sont là des moyens de continuer le débat ou, du moins, de le susciter… C’est sur le site du Huffington Post Québec que j'ai le privilège de partager mes réflexions depuis plus d'un an. L’essayiste Christopher Hitchens écrivait que l’essence du libre esprit ne résidait non pas dans ce que l’on pensait, mais bien dans la façon dont nous réfléchissons. Espérons donc que dans ce même esprit, nous saurons élever le débat et faire progresser les idées. Au plaisir de vous lire!
Nadeau-Dubois: une démission à point

Nadeau-Dubois: une démission à point nommé

En pleine saison électorale, Nadeau-Dubois quitte donc le devant de la scène et je dois dire que c'est tant mieux! Après avoir été outrageusement diabolisé par le gouvernement Charest, ce qu'il déplore à juste titre, Nadeau-Dubois vient de retirer une carte importante d'entre les mains du premier ministre: en s'évacuant du débat public, il vient peut-être de poser le geste le plus habile (sans le vouloir?) de cette jeune campagne électorale.
09/08/2012 10:31 EDT
Analyse de la première semaine de

Analyse de la première semaine de campagne

La surprise n'est pas venue du camp péquiste, ce « gouvernement en attente » vers qui l'on devrait normalement se tourner, mais bien de la jeune équipe de la CAQ, pourtant moins en moyen financièrement et disposant d'une organisation de loin inférieure à celle de ses adversaires libéraux et péquistes.
07/08/2012 02:24 EDT
Élections 2012: tout est

Élections 2012: tout est possible

Lorsque Bernard Landry a déclenché la campagne électorale qui devait finalement coûter le pouvoir au Parti Québécois au printemps de 2003, sa formation politique était virtuellement à égalité dans les sondages avec le PLQ, à 36% (<em>Léger Marketing</em>). Si la partie semblait de prime abord jouable (comme elle l'est aujourd'hui pour le premier ministre Charest), un mois d'une campagne laborieuse marquée par de nombreuses anicroches et un traitement médiatique somme toute défavorable (visionner l'excellent « À hauteur d'homme ») ont finalement donné le pouvoir à Jean Charest.
01/08/2012 04:43 EDT
Le vide

Le vide 2.0

Denis Lessard<a href="http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201207/29/01-4560496-une-campagne-20-qui-sannonce-palpitante.php" target="_hplink"> s'enthousiasmait ce matin</a> dans les pages de <em>La Presse</em> devant ce qui - à ses yeux - s'annonce être une « campagne 2.0 palpitante », où nous pourrons assister « à des collisions en temps réel » entre candidats. Or, le spectacle offert sur ces mêmes réseaux depuis quelque temps a tout sauf la capacité de m'enthousiasmer devant ces enfantillages informatiques ...
30/07/2012 11:59 EDT
Normand Lester: le droit à

Normand Lester: le droit à l'insignifiance

Au hasard de la grève étudiante, il suffisait de faire un tour sur les différents médias sociaux pour se rendre compte à quel point il était désormais facile, en trois coups de cuillère à pot, de clore un débat en assenant les mots « Staline », « fasciste », « communiste » et ce, pour désigner tantôt les associations étudiantes soupçonnées de préparer l'avènement du Grand soir, comme les représentants du gouvernement accusés de vouloir transformer le Québec en nouveau Reich.
17/07/2012 12:25 EDT
Pour en finir avec «l'affaire

Pour en finir avec «l'affaire Duchesne»

Comme à son habitude, l'analyse de Pratte vise la bonne cible, mais passe à côté du réel enjeu qui devrait plutôt être celui de la reconversion des politiciens dans l'espace médiatique et non pas de l'entrée en politique des représentants des médias. Le<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/07/06/pierre-duchesne-conference-de-presse_n_1653950.html" target="_hplink"> cas Duchesne</a> est un faux débat qui occulte la nécessaire réflexion qui devrait entourer le « purgatoire » essentiel qui devrait suivre le passage dans le service public.
12/07/2012 12:34 EDT
La politique avec un petit

La politique avec un petit p

Le Parti Québécois devrait immédiatement répliquer par une publicité mettant de l'avant deux ou trois mesures importantes de sa prochaine plateforme électorale, dans le but d'instaurer un clivage fort entre la méthode libérale et l'alternative politique que veut porter la formation de Pauline Marois. Face à un Jean Charest à l'air désabusé dont le discours était aussi terne que le décor gris de sa première publicité, le PQ aurait avantage à marquer le pas en lançant une publicité dynamique et axée sur le contenu.
26/06/2012 04:03 EDT
On ne

On ne "zappe" pas une crise sociale

N'en déplaise donc aux dirigeants de l'industrie du spectacle, nous ne « zapperons » pas cette crise sociale. Les enjeux sont trop grands, les questions trop importantes et débordant de loin le seul conflit étudiant pour que l'on mette le tout sous le boisseau. Un festival - à plus forte raison subventionné - peu toujours espérer faire mieux à l'édition suivante. Force est d'admettre qu'une société entière n'a cependant pas le luxe de disposer d'une pareille marge de manœuvre. Lorsque le feu est pris à la demeure, l'on ne reste pas à s'amuser sur le perron.
05/06/2012 01:56 EDT
Trois grands-mères et la grève

Trois grands-mères et la grève étudiante

Il est peut-être bon de prendre un petit temps d'arrêt dans toute cette crise étudiante - l'espace d'un après-midi de début d'été, je vous rassure! - afin d'apprécier, dans ses plus infimes ramifications, la portée du mouvement. Étant moi-même un épicurien devant l'Éternel (si tant est qu'il existe!), j'ai profité comme beaucoup de gens de l'après-midi ensoleillé de jeudi afin de m'attabler avec trois amis à la terrasse d'un restaurant l'espace d'une petite heure.
25/05/2012 11:25 EDT
Gouvernement Charest: la fin de

Gouvernement Charest: la fin de régime

Jean Charest a toujours semblé avoir sept vies. Chaque fois qu'il paraissait affaibli par une crise ou par la démission de l'un de ses ministres (Séguin, Bellemare, Couillard, Mulcair, etc.), il épatait les chroniqueurs politiques en rebondissant, tel un véritable chat politique, et en sortant une nouvelle carte de sa manche. Aujourd'hui, alors que le gouvernement annonce le dépôt d'une loi spéciale pour tenter de dénouer les fils inextricables de la grève étudiante qu'il a contribué à prolonger, je ne peux m'empêcher de penser qu'il flotte une certaine odeur de fin de régime sur le Québec.
16/05/2012 10:01 EDT
François Hollande: L'état de

François Hollande: L'état de siège

Des choix de François Hollande dans les prochains jours dépendront de beaucoup de choses. Sur le plan intérieur, la composition de son premier gouvernement et le choix de son premier ministre devraient donner le ton des élections législatives qui auront lieu début juin. Pour un président nouvellement élu qui ne dispose pas encore d'une majorité parlementaire, l'élection de nouveaux députés socialistes à l'Assemblée nationale (ils sont actuellement 204 sur 577) est cruciale s'il veut, rapidement, faire adopter les pièces majeures de son programme politique.
11/05/2012 07:36 EDT
La tragédie du

La tragédie du président

Dans un bouquin plus récent, Giesbert rapportait ces paroles prononcées par le président défait il y a quelques années. « Je ferai un mandat, un seul, et quand j'aurai réformé la France, j'irai dans le privé et je ferai de l'argent. » (M. le Président, 2011) Paroles prophétiques, hormis que le fait que ce sont les Français, et non le président lui-même, qui ont décidé de la fin de l'aventure.
06/05/2012 08:39 EDT
Cher Monsieur

Cher Monsieur Pratte

Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsque l'on refuse de reconnaître la légitimité démocratique de décisions prises en assemblées délibérantes, et ce, avec des taux de participation qui feraient rougir toute notre classe politique. Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsqu'un gouvernement préfère laisser aux tribunaux et aux corps policiers le soin de dénouer les conflits dans le milieu de l'éducation, ne faisant qu'alimenter les tensions plutôt que d'apaiser la grogne estudiantine.
24/04/2012 02:28 EDT
Petit

Petit homme

Nous avons vu, cet après-midi, que le Québec ne possédait pas à cette heure un chef d'État digne et capable de dénouer le conflit qu'il a lui-même laissé s'envenimer. Nous avons vu, cet après-midi, que l'homme qui occupe la fonction de premier ministre est incapable, en temps de crise, d'afficher la gravité et le sérieux que requiert pareille situation. Mépris, insouciance, condescendance? Non. Petitesse.
20/04/2012 03:34 EDT
Neuf semaines de

Neuf semaines de solitude

J'ose encore croire que Line Beauchamp est une femme raisonnable. Penser le contraire équivaudrait à verser dans le même cynisme <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/pierre-luc-brisson/le-prix-du-cynisme-greve-etudiante_b_1415738.html" target="_hplink">que je dénonçais récemment</a>. Son calme apparent, son ton posé et sa volonté d'écoute lors de son arrivée en 2010 à son actuel ministère étaient pourtant de bon augure. Je ne peux concevoir qu'elle puisse se croire elle-même crédible lorsqu'elle a affirmé que Pauline Marois aurait été responsable de débordements futurs suite à la manifestation du 22 mars dernier.
17/04/2012 07:44 EDT
Le prix du

Le prix du cynisme

Cela fait désormais huit semaines que les étudiants sont dans la rue, que les classes des universités sont vides. Cela fait désormais huit semaines qu'une grande partie de la jeunesse étudiante du Québec tente de faire passer un message somme toute simple au gouvernement : la hausse de 75% des frais de scolarité ne peut que nuire à l'accessibilité aux études. Cela fait aussi huit semaines que le gouvernement ignore souverainement les doléances étudiantes, faisant passer pour du « leadership » ce qui est en réalité de l'obstination et de l'entêtement. Huit semaines de condescendance et de cynisme.
11/04/2012 08:11 EDT
Pauline Marois: le flou

Pauline Marois: le flou artistique

Si le PQ est sérieux dans sa démarche, pourquoi ne pas prendre clairement le parti du gel ou de la baisse des frais en mettant sur la table des propositions alternatives de financement? À son arrivée à la tête du Parti Québécois en 2007, Pauline Marois se disait favorable au dégel des frais de scolarité. Elle était d'ailleurs au ministère de l'Éducation lorsque le PQ avait tenté de mettre en place une hausse au milieu des années 90. Si le passé est garant de l'avenir, les associations étudiantes devraient se méfier. Tout ce verbiage politique ne cadre que dans un seul objectif: consolider la base électorale social-démocrate du PQ en vue des prochaines élections, quitte à tenter de ménager la chèvre et le chou.
04/04/2012 07:13 EDT
Legault,

Legault, l'unidimensionnel

Legault pique du nez dans les intentions de vote au Québec depuis quelques semaines. C'est normal me direz-vous, une simple leçon de physique élémentaire: tout ce qui monte finit par redescendre. Soit! La question est plutôt de savoir s'il allait descendre tout doucement ou chuter comme un rocher au fond de l'eau.
14/03/2012 11:02 EDT