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Pierre Céré

Auteur, militant et candidat à la direction du Parti québécois en 2015

Originaire de Rouyn-Noranda, Pierre Céré œuvre depuis une trentaine d’années à la défense des droits socioéconomiques et politiques, tant au sein de la société québécoise que sur le plan international, notamment en Amérique latine où il a vécu et œuvré dans les années 1980. Coordonnateur du Comité Chômage de Montréal depuis 1997 et porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses, il s’est fait remarquer par les campagnes de la Coalition des Sans-Chemises, fédérant les groupes syndicaux et de défense des travailleurs et travailleuses ainsi que des partis politiques, autour de l’amélioration du régime d’assurance-emploi,de même que par la lutte pour le rapatriement du régime au Québec qu’il lance en 2011. Il s’est présenté comme candidat du Parti québécois dans la circonscription montréalaise de Laurier-Dorion à l’élection québécoise de 2014. Après avoir traduit plusieurs livres de l’espagnol au français, Pierre Céré publie en 2010 son premier essai, Une gauche possible. Une réflexion sur le monde et sur la politique exposant au fil des pages les éléments d’un projet de société où il devient possible de composer avec nos différences, qu’elles soient sociales, politiques ou nationales. Une voie progressiste, qui ose remettre en question certaines vérités proclamées, pour mieux s’inscrire dans le réel et dans le débat démocratique. Il y a là un point de vue affirmé sur ce qui commence à ressembler au symptôme d’un échec, se référant ici au débat identitaire, ainsi qu’une approche et une proposition originale pour l’accession du Québec à sa souveraineté. Enfin, face au découragement et au cynisme entretenu, il y a l’espoir, l’espoir que tout peut encore changer, et pour le mieux. De fait, Pierre Céré n’a jamais hésité à exprimer son point de vue critique et acéré, même vis-à-vis de ses pairs, sans rompre pour autant le dialogue et le débat. C’est ainsi que tout récemment, il a remis en doute publiquementles modalités de l’élection à la direction du Parti québécois de 2014. Le 4 octobre dernier, lors de la Conférence nationale des présidents et présidentes (CNPP) du Parti québécois tenue à Sherbrooke, répondant à un journaliste, il a affirmé : « Nous partons complètement d’ailleurs, de la société civile, pas de personnel politique, pas de fortune personnelle. » En outre, il n’a pas hésité à réclamer que Pierre Karl Péladeau fasse un choix entre son rôle de député et celui d’être propriétaire d’un empire de presse. C’est dès 2007 que Pierre Céré exprime son désaccord avec ce qu’il a appelé la « dérive identitaire » du Parti québécois, en publiant,dans les pages du quotidien La Presse, un texte intitulé « Les eaux troubles de l’intolérance ». Néanmoins, il demeure convaincu que le Parti québécois est un grand parti, un parti d’idées, un parti de débats, et qu’il reste le meilleur véhicule pour faire avancer le projet de pays, celui d’un Québec juste, d’un Québec libre. Pierre Céré est le père de deux jeunes hommes, aujourd’hui étudiants à l’université.
Ce que le PQ pourrait AFP via Getty Images

Ce que le PQ pourrait être

Mon équipe et moi sortons des sentiers battus et nous comptons bien faire le débat au Parti québécois. Travailler à rebâtir des majorités autour de notre projet, celui d'un pays souverain où il fait bon vivre. Inaccessible étoile ? Bien au contraire.
11/11/2014 10:53 EST