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Michel Paillé

Démographe

Michel Paillé est démographe, spécialiste des questions linguistiques. Après une carrière au sein de deux organismes de la loi 101 (1980-2004), il devint chercheur-associé à la Chaire Hector-Fabre d’histoire du Québec (UQÀM, 2004-2008). Contractuel pour l’Office québécois de la langue française (OQLF, 2005-2011) et pour la Commission Bouchard-Taylor (2007-2008), il publie dans Le Devoir, L’Action nationale et le Bulletin d'histoire politique. Il a décrit Les caractéristiques linguistiques de la population du Québec : profil et tendances 1996-2006 (OQLF, 2011). On lui doit les dernières mises à jour portant sur La fécondité des groupes linguistiques et sur La langue de l'enseignement au Québec (OQLF, 2008). Il s'est intéressé au débat suscité par l’«indice de langue d’usage public» apparu en 1999 : «Max Weber et la majorité francophone», (Le Devoir, 3 nov. 2007), «Langue, vie publique et vie privée», (Le Devoir, 3 déc. 2004), «Démolinguistique 101» (L’Action nationale, sept. 2003). Michel Paillé a participé à plusieurs ouvrages collectifs, dont Canadian Language Policies in Comparative Perspective (McGill-Queen’s University Press, 2010), L’aménagement linguistique au Québec (Les publications du Québec, 2002), Langues et sociétés en contact (Tübingen, Niemeyer, 1994), etc. Ancien président de l’Association des démographes du Québec (1989-1993), Michel Paillé tient un site Internet (http://michelpaille.com) où l’on peut trouver certaines de ses études ainsi que des articles, des commentaires et des notes critiques.
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Place aux jeunes: les baby-boomers cèdent graduellement leur majorité

Au printemps 2011, deux jeunes dans la trentaine, que je connaissais déjà, me disaient avoir très hâte que leur génération supplante en nombre les baby-boomers. Me sachant démographe, ils m'ont demandé de leur dire quand les jeunes adultes seront suffisamment nombreux pour espérer jouer un rôle plus important dans la société.
29/05/2012 08:54 EDT
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Recul du français à Montréal: est-ce la faute «aux méchants Anglos»?

Mais d'où viendrait ce «goût renouvelé pour la chasse aux Anglos» selon M. Kelly-Gagnon? Elle découlerait, dit-il, «d'une anxiété accrue [...] liée à cette idée que le fait français serait en péril au Québec». Et pour contrer cette idée, il suffirait de noter, que si la proportion de francophones diminue à Montréal, c'est simplement parce que «les Québécois francophones - surtout les couples avec jeunes enfants - quittent Montréal pour les couronnes nord et sud dans une proportion plus grande que les anglophones».
10/05/2012 07:54 EDT
Flickr: abdallahh

Les francophones du Canada, 30 ans après la constitution de 1982

Trente ans après la Loi constitutionnelle de 1982, M. Benoît Pelletier, ancien ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, relance l'idée d'une renégociation entre le Québec et le reste du Canada. Ce qui a retenu mon attention touche au fait «que les francophones en général, et les Québécois en particulier, sont en proie à une minorisation constante au sein du Canada».
13/04/2012 02:57 EDT
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Le français au Québec: du pâté chinois pour cacher un cheval de Troie

Il fut un temps où les menus de nos restaurants étaient en anglais, notamment les restos chinois qui annonçaient le dice almond chicken, les egg rolls, les spare ribs, etc. Avec l'affichage commercial, les menus reflétaient très bien cette époque caractérisée par une nette domination de l'anglais, y compris au sein d'entreprises exploitées par des francophones.
30/03/2012 07:11 EDT

Faire main basse sur notre politique d'immigration

De nos jours, pour justifier une forte immigration, on prétend qu'il faudra davantage de travailleurs pour combler 700 000 emplois, dont «460 000 postes [...] laissés vacants par le départ à la retraite des baby-boomers». On suppose tout simplement qu'un départ à la retraite conduit nécessairement à une nouvelle embauche. Là est le sophisme.
17/03/2012 07:59 EDT