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04/04/2016 11:12 EDT | Actualisé 05/04/2017 05:12 EDT

Parle-moi / Talk to Me: quand parents et enfants se parlent enfin

Christina

Je suis très proche de mes parents à bien des égards. Je ne saurais même pas dire combien de fois on s'appelle par jour et tous les thérapeutes que j'ai rencontrés jusqu'ici ont remarqué mine de rien que la transition vers l'âge adulte serait un peu plus aisée si j'établissais une frontière plus marquée entre mes parents et moi (ce terme est quasiment blasphématoire en grec, la langue maternelle de ma mère).

Malgré la fréquence et le degré d'intimité de nos conversations, j'ai remarqué récemment qu'il y avait encore beaucoup de non-dits entre nous. J'ai pris conscience du nombre de fois où j'interrompais nos conversations téléphoniques -quand on parlait d'un problème que je rencontrais ou d'une bonne nouvelle me concernant- d'un «Et sinon, vous, ça va?» avant d'envoyer des bisous et de raccrocher. Je suis d'une nature plutôt curieuse et je préfère poser des questions que d'y répondre mais, avec mes parents, c'est clairement l'inverse qui se produit.

Quand on est enfant, on trouve normal que la conversation tourne autour de soi. Ado, l'opinion de nos parents est souvent la dernière chose que l'on a envie d'entendre. Mais, quand on atteint l'âge adulte, on gagne vraiment à renverser la situation et à demander à ses parents de nous parler. Nous lançons Talk To Me(Parle-moi) dans l'espoir que les enfants des quatre coins du monde commenceront à avoir ces conversations avec leur parents, à prendre le temps de leur poser des questions.

J'entends souvent dire que la société n'accorde plus la même valeur à la sagesse de nos aînés mais je pense qu'il y a une raison derrière le succès d'articles tels que «25 choses que j'aurais aimé savoir quand j'avais 25 ans» et «Ce que je sais maintenant que j'ai 50 ans»: nous souhaitons tous apprendre des expériences et erreurs de ceux qui sont passés par là avant nous. Avec le lancement de Talk To Me (Parle-moi), nous souhaitons encourager les gens à aller puiser dans les connaissances de leurs proches.

Arianna

Quand Christina m'a parlé de son idée pour la première fois, j'ai tout de suite été enthousiaste. Ce qui me plaisait particulièrement dans Talk To Me (Parle-moi), la raison pour laquelle je voulais que le projet devienne une série d'articles, c'est que l'idée correspond tout à fait à l'esprit du HuffPost: s'impliquer, créer le dialogue et permettre aux gens de faire connaissance par delà les frontières, générationnelles dans ce cas précis.

Cette série d'articles proposera, entre autres, du contenu original créé par Christina. Et, comme le propose le HuffPost depuis ses débuts, une plateforme ouverte permettra à tout le monde de participer. Ce qui, dans ce cas précis, représente des milliers de parents interrogés par leurs enfants de par le monde.

Cette semaine, nous lançons le projet avec trois épisodes: Richard Branson, interrogé par son fils Sam dans leur maison des Îles Vierges britanniques, Oprah Winfrey interviewée dans sa demeure de Santa Barbara par trois de ses «filles», diplômées de son école d'Afrique du sud, et Christina qui me pose des questions chez moi, à New York. Bientôt, nous présenterons une interview de Melinda Gates par sa fille Jenn, lors d'un déjeuner mère-fille.

Nous avons déjà reçu des centaines de vidéos que nous publierons dans une section dédiée du HuffPost. À vrai dire, il y a un autre aspect de Talk To Me (Parle-moi) qui me plaît: le projet implique toutes nos éditions internationales étant donné que les vidéos proviennent des quatre coins du monde, ce qui rassemble non seulement plein de familles mais aussi celle, internationale, du HuffPost.

Nous sommes également ravies du partenariat avec Unilever. Nous allons travailler ensemble pour élaborer des conversations sur des thématiques qui nous importent parce que nous cherchons tous à offrir un bel avenir à nos enfants, tant au niveau de l'égalité des sexes que du développement durable ou de la lutte contre la malnutrition infantile.

J'espère que d'autres parents trouveront cette expérience aussi enrichissante qu'elle l'a été pour moi. Comme n'importe quelle mère, je cherche toujours une excuse pour lancer une conversation sérieuse avec mes filles. Mais très souvent, les enfants devenus adultes et leurs parents sont trop pris par leur vie quotidienne pour prendre le temps de s'asseoir au calme et de se parler. Nous espérons donc qu'en proposant une structure, en créant une communauté d'autres parents et enfants autour du monde, nous allons rendre cette expérience accessible au plus grand nombre.

Alors j'espère que vous et votre fille, votre fils, votre père, votre mère, ou n'importe quelle autre personne importante de votre vie vous prêterez à cette expérience. Nous travaillons avec Facebook pour initier une conversation internationale et nous adorerions vous voir mener votre interview Talk To Me via Facebook Live, une nouvelle application qui vous permet de diffuser une vidéo en direct depuis votre portable. Si vous préférez ne pas la diffuser en direct, vous pouvez l'enregistrer et la publier sur Facebook par la suite. Il n'y a plus qu'à ajouter le hashtag #TalkToMe, tagger vos amis dans la description, sans oublier de paramétrer la vidéo en mode public si vous souhaitez qu'elle soit reprise par le HuffPost!

Cet article, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit de l'anglais par Laura Pertuy pour Fast for Word.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Jillian ressemblait à mes autres enfants. Elle était magnifique, avec des yeux d’un bleu vif, des beaux cheveux roux, comme ses frères et sœurs, et une peau très blanche, mais je ne voyais et ne pensais qu’à sa trisomie, dont le diagnostic n’était pas encore confirmé. Je ne voulais voir personne, parler à personne. Je ne voulais pas que l’on sache que Jillian était née. Je voulais juste fermer les yeux, et que tout soit différent quand je les rouvrirais. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. La famille et les amis proches sont venus, et la plupart n’ont pas remarqué quoi que ce soit d’anormal avant qu’on leur en parle."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Je savais que je l’aimais et que je la voulais, mais je ne savais pas comment j’étais censée m’occuper d’elle. Jusqu’à sa naissance, j’avais eu tous ces espoirs, tous ces rêves d’une fille ‘parfaite’. Et, à cet instant, j’étais incapable de voir sa perfection. L’inconnu me faisait peur. J’ai passé quelques heures à tenter de savoir comment faire, jusqu’à l’arrivée de Kim, notre infirmière. Elle a passé un long moment à discuter avec moi. Parmi tous ses mots, ceux que j’ai le plus retenus étaient: ‘Traitez-la comme vos autres bébés. Leurs points communs sont plus nombreux que leurs différences.’ Quand elle a quitté la pièce, je savais au plus profond de mon cœur que j’allais y arriver."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Quand elle a eu six mois, on a commencé à se rendre compte qu’elle ne grandissait pas normalement. Elle ne bougeait pas beaucoup et restait blottie en position fœtale. On s’est rendu compte qu’elle souffrait d’hypotonie, c’est-à-dire un manque de tonus musculaire. En résumé, ses muscles ne se développent pas suffisamment, et elle en aura toujours moins que les autres personnes de son âge."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "En grandissant, son handicap physique lui a causé bien des difficultés, mais la kinésithérapie lui a permis de rattraper sa sœur. Elle ne sera jamais une athlète, mais elle peut faire à peu près tout ce que font les autres enfants, juste un peu différemment parfois."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Même si elle se fatigue très vite quand elle court et qu’elle saute avec les autres enfants, ça ne l’arrête pas pour autant. Je vois bien qu’elle pousse ses muscles au-delà de leurs limites, mais elle n’abandonne jamais, elle ne s’arrête jamais. Ça lui cause des douleurs chroniques. Comme l’impression de brûlure que l’on ressent après avoir trop fait travailler nos muscles. Elle se retrouve le plus souvent à pleurer de douleur la nuit, et ça me tue de la voir souffrir autant et d’être totalement impuissante. Mais elle me surprend tous les jours. Même le fait d’endurer ça toutes les nuits ne l’empêche pas de recommencer le lendemain, en dépit de la douleur."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Bethany a dû travailler très dur pour arriver là où elle en est aujourd’hui. Elle n’abandonne jamais, et face à la difficulté, ou à ce qu’elle ne peut pas faire, elle ne manque jamais de se donner à fond. Quand elle n’y arrive pas, elle me dit simplement: ‘Je le ferai un jour, maman.’ Je l’admire, jour après jour. Malgré tout ce qu’on a traversé, tous ces hauts et ces bas, je ne changerais tout ça pour rien au monde. Son autisme, son hypotonie et ses troubles de la perception sensorielle font d’elle une personne merveilleuse, intelligente, drôle et affectueuse. Ses handicaps ne sont pas des points négatifs, et je refuse qu’elle voie ça comme ça. Sans eux, elle ne serait pas qui elle est aujourd’hui. Je l’aime tellement, et je voudrais qu’elle reste toujours aussi forte et persévérante. Elle peut absolument tout faire, et j’espère qu’elle n’écoutera jamais ceux qui lui disent le contraire."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Mes enfants sont magnifiques, drôles, pleins d’énergie et de joie de vivre. J’ai toujours voulu être mère. Nous allions avoir des enfants bien élevés et indépendants, qui ne feraient jamais de caprices à table ou pour dormir dans le lit de papa et maman. Notre fils est arrivé, et tout ce qu’on avait cru savoir nous a échappé. On pensait qu’il était différent, mais les médecins n’arrêtaient pas de nous répéter que tout allait bien."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "À trois ans et demi, le diagnostic est tombé: trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et trouble du spectre autistique. Il a commencé une thérapie, trois ou quatre jours par semaine, et on a entamé une nouvelle vie. Quand notre fille a eu quatre ans, elle a commencé à avoir plus de problèmes comportementaux, et on lui a aussi diagnostiqué un TDAH, puis un trouble du spectre autistique à cinq ans et, quelques mois plus tard, le syndrome de PANDAS (troubles neuropsychiatriques auto-immuns pédiatriques associés aux infections à streptocoques).
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "A cause du PANDAS, notre fille peut aller bien pendant un moment mais quand elle tombe malade, ou qu’elle se trouve exposée à certaines choses, elle recommence à avoir de sérieux troubles du comportement: anxiété exacerbée, TOC, tics verbaux, hyperactivité et accès de rage."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Je passe mon temps à m’inquiéter pour mes enfants. Je crois vraiment qu’ils vont devenir des membres à part entière de la société en grandissant, mais je me préoccupe des difficultés auxquelles ils devront faire face pour y parvenir, vu qu’ils sont différents."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Madelyn est une petite fille active, intelligente, joyeuse et travailleuse, qui aime nager et faire de la gym. Elle adore les animaux, surtout les chats, et elle veut être vétérinaire quand elle sera grande. Nicholas est plein d’énergie et de joie de vivre, il est très doué en électronique. Il adore jouer sur son iPad ou son ordinateur, mais il aime aussi le tennis et la natation. Il veut devenir concepteur de jeux vidéo quand il sera grand."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Vers six mois, mon fils a commencé à avoir des sortes de spasmes. On a fini par obtenir un diagnostic: le syndrome de West, causé par deux AVC in utero. J’ai eu l’impression qu’un camion me passait dessus. À cet instant précis, j’étais vraiment en état de choc. Comment cela avait-il pu arriver? Pourquoi Tommy? Pourquoi ce petit bébé si joyeux, qui avait apporté tant de bonheur dans nos vies? Y avait-il un traitement? Qu’est-ce qu’on pouvait faire pour arranger ça? C’était quoi, la suite?"
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Dix mois plus tard, Tommy a toujours des spasmes. Il suit un traitement composé de trois médicaments antiépileptiques. On ne peut pas envisager d’opération, parce qu’il a eu deux AVC, et qu’on ne peut déconnecter qu’une partie de son cerveau. Il suit trois types de thérapie différents, et il voit son neurologue une fois tous les deux mois."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "J’espère que l’avenir de mon fils est rempli d’amour, de bonheur et de santé. Malgré son handicap, c’est un bébé très souriant et affectueux, qui adore les câlins. Il est aussi plein de force et de santé. Il n’a jamais rien vu d’autre que du bonheur et de l’amour autour de lui, et mon vœu le plus cher est qu’il en aille toujours ainsi."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Quelles que soient les épreuves qu’il traverse, nous tenons à Tommy comme à la prunelle de nos yeux. Il n’arrêtera jamais de sourire et de rire. Il a déjà vécu des choses bien plus difficiles que moi, et il continue à se battre. Il est le plus précieux petit miracle que j’aie jamais vu. Même si j’avais l’occasion de changer ce qui lui est arrivé, je ne le ferais pas. Il nous a appris tellement de choses qu’on n’aurait jamais pu apprendre tout seuls, ou par le biais de quelqu’un d’autre. Il nous a appris à profiter de toutes les petites choses de la vie, parce qu’il y a des gens qui n’auront jamais cette chance. C’est mon parfait petit ange, et je ne cesserai jamais de me battre pour lui, et pour trouver un remède au syndrome de West."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Notre fils souffre d’hémiparésie droite (un type d’infirmité motrice cérébrale) suite à un infarctus bilatéral survenu in utero. Plus il grandit, plus ses retards de développement deviennent visibles. De parfaits inconnus nous ont harcelés de questions sur son état. J’ai même envisagé de mentir sur son âge parce que je ne supportais plus les remarques déplacées quand ils s’apercevaient que son comportement n’était pas adapté à son âge. Pendant sa première année, je n’étais pas franchement aimable quand on me posait des questions indiscrètes du genre: ‘Qu’est-ce qu’il a, votre bébé?’ Mais je me suis ensuite rendu compte de l’effet que ça aurait fini par avoir sur mon fils. J’ai compris que j’avais le pouvoir de lui donner de l’assurance ou de l’anéantir pour de bon. J’ai réalisé que s’il me voyait réagir de manière négative, il en conclurait probablement qu’il avait un problème. Or le problème ne vient pas de lui."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "L’une de mes plus grandes difficultés pour élever Cass, notre fils, a été de trouver un équilibre entre le fait d’être sa thérapeute et sa mère. Le même docteur qui nous a fait tout un cours sur la fréquence des divorces nous a aussi expliqué que notre amour était la chose la plus importante qu’on pourrait jamais lui donner. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser: ‘Pff. Bien sûr que je vais aimer mon fils!’, mais ce qu’elle voulait dire, c’est qu’il fallait éviter de se focaliser sur ses progrès au point de ne plus prendre le temps d’être simplement ses parents. Je n’ai pas tenu compte de ce qu’elle nous disait, et je me suis vraiment plongée dans la recherche et la thérapie. J’essayais désespérément de l’aider. J’ai fini par perdre pied, et ça m’a anéantie quand je me suis rendu compte que j’avais effectivement plus l’impression d’être une thérapeute qu’une mère. C’est à ce moment-là que les mots de cette femme me sont revenus en tête. Ils m’ont aidée à retrouver un équilibre, à accepter les retards dans les étapes de la vie de mon fils. C’est quand l’acceptation est finalement venue que j’ai enfin commencé à avoir l’impression d’être sa maman."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Les questions sur mon fils qui ne me dérangent jamais, ce sont celles qui viennent d’autres enfants. S’il vous plaît, ne les faites jamais taire quand ils posent des questions sur un enfant différent. Répondez-leur honnêtement, ou laissez répondre l’autre parent. N’écartez pas votre enfant, ne lui dites pas que ce n’est pas bien de poser des questions. Si nous voulons que la génération suivante fasse preuve de plus d’empathie et de compassion, nous devons nous y mettre dès qu’ils sont petits. Pourquoi ne pas contribuer à normaliser la différence? Si vous éloignez votre enfant, si vous le faites taire, vous redoublez la peur de l’inconnu, et causez une disparité encore plus grande entre ces enfants au développement normal et ceux qui sont différents."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Ce qui caractérise mon fils, ce ne sont pas ses handicaps. Ce n’est pas un "enfant différent" mais un enfant… qui a des différences. Ce qui le définit, c’est son cœur, sa douceur, son esprit libre, sa joie de vivre. Ses "différences" viendront toujours après. Pour moi, chaque enfant est unique, avec des différences et des besoins bien à lui. Je trouve incroyablement triste que les gens soient toujours classés dans des catégories en fonction de leurs capacités. Je veux me battre contre le monde entier pour lui. Je sais que ce n’est pas une bonne idée, mais je serai toujours la première et la plus ardente pour le défendre."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Quand un parent n’a jamais vécu le fait d’avoir un enfant différent, je pense qu’il ou elle a tendance à se sentir mal pour nous. Je vous le dis très clairement: n’ayez pas pitié de nous. Il y a quelque chose de magique dans le fait de voir votre enfant passer une étape dont beaucoup pensaient qu’il ne l’atteindrait jamais. Je vous jure que quand il s’agit d’aimer nos enfants, nous sommes tous pareils. Chacun pense que son enfant est parfait. Notre amour est immense, invincible. Oui, il faut d’abord faire le deuil de l’image rêvée qu’on se faisait de la maternité, mais on voit aussi naître et grandir de nouveaux rêves, des rêves merveilleux. C’est vraiment extraordinaire."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Quand nous avons appris que les tests pour la trisomie étaient bien positifs, notre monde s’est écroulé. Mon mari et moi avons dû faire le deuil du fils que nous attendions, avant de nous concentrer sur celui qui arrivait. On a beaucoup pleuré. On s’est mis en colère, et même dans des rages folles, on s’est sentis jaloux. J’avais du mal à regarder les autres femmes enceintes, sur leur petit nuage. Je considérais ça comme de l’ignorance. Elles ne savaient pas ce qui pouvait arriver. Moi, si."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Puis est venu le temps des ‘et si’. Le temps des recherches incessantes sur Google pour savoir tout ce qui pouvait arriver. Ça n’avait pas de fin. On était débordés. Comment en parler aux gens? Recevoir les sempiternels ‘Je suis désolé’ de la part des amis comme des inconnus. Désolé de quoi? C’est toi qui lui as mis son chromosome en plus? Et puis, ça a été le tour du fameux: ‘Dieu ne vous fera jamais ployer sous un fardeau trop lourd.’ Vraiment? Dieu a décidé qu’on avait mérité ça? Sans oublier le: ‘Peut-être que les médecins se sont trompés.’ Deux tests et plusieurs échographies plus tard, on ne s’attend pas vraiment à un retournement de situation."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Pendant ma grossesse, on a décidé qu’il était temps d’annoncer la venue de notre fils sur les réseaux sociaux. On l’a appelé Eli, et on a annoncé à tout le monde qu’il était ‘vraiment unique’. On a enfin pu se remettre à respirer et ça nous a aidés à accepter le diagnostic. Je me suis inscrite sur de nombreux sites de soutien, où tout le monde partageait les mêmes peurs que moi, les mêmes histoires. C’est alors que j’ai compris qu’on allait y arriver."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Dès les premiers instants, il a été notre petite superstar, et on était complètement fous de lui. Je ne voyais pas un enfant trisomique en regardant mon fils, et ce n’est toujours pas le cas. Je vois Eli. Je vois un bébé heureux et affectueux, qui fêtera bientôt son premier anniversaire. Nous avons eu tellement de chance. Parfois, je le regarde avec un sourire aussi énorme que le sien. A d’autres moments, je suis emplie de tristesse à l’idée que sa vie va être ‘différente’ et ‘difficile’. Mais Eli a apporté énormément de gaieté chez tous ceux qui l’ont rencontré. Il est exactement ce dont notre famille avait besoin: un petit rayon de soleil pour commencer et finir chaque journée."
  • The Honest Body Project / Natalie McCain
    "Mon fils de quatre ans, Leo, est trop jeune pour comprendre qu’Eli est ‘différent’, alors nous n’y avons même pas fait allusion. On le fera le moment venu. Je me souviens d’un jour où Leo a vu un enfant en fauteuil roulant, et demandé pourquoi. C’était la première fois qu’on avait l’occasion de lui parler de la différence. Et je n’ai pas fait l’impasse sur la question. C’était une bonne occasion de préparer le terrain pour le jour où on commencera à discuter de son frère. Eli n’a peut-être que 11 mois, mais il a déjà apporté beaucoup de joie. C’est notre ‘bébé zen’. Quand je l’amène au bureau, tout le monde l’adore. Il fait baisser le stress et la tension de tout le monde!"

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