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29/01/2014 12:28 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Fin du financement public des partis politiques : un défi de taille pour 2015

Sans tambour ni trompette, le système de financement public des partis politiques subit une transformation en profondeur depuis que les conservateurs sont au pouvoir.

En effet, malgré les nombreuses critiques soulevées par l'opposition et les observateurs au cours des dernières années, les conservateurs ont tout de même décidé d'éliminer le système qui permet aux partis politiques de récolter un budget équivalent au nombre de votes reçus, à hauteur de deux dollars par vote en 2011.

Sans entrer dans un débat à savoir quel serait le mode de scrutin à privilégier au pays, force est d'admettre que selon ce système de financement public, la somme que chaque parti reçoit est proportionnelle au nombre de votes reçus. Cela reflète l'appui populaire de l'élection précédente, tout en respectant le choix démocratique de la population.

Dans la foulée du scandale des commandites des libéraux, le Parlement s'était doté de règles plus strictes qui limitaient la portée et l'influence des dons provenant des particuliers. L'allocation par vote était donc un mécanisme assez efficace pour lutter contre la corruption en politique.

Toutefois, son retrait complet d'ici avril 2015, à quelques mois de l'élection fédérale prévue pour octobre de la même année, change la donne sur l'échiquier politique. Plutôt que de pouvoir compter sur un financement stable, les partis politiques devront redoubler d'efforts pour courtiser l'électorat, non pas au niveau du contenu politique, mais bien au niveau des campagnes de financement. C'est un problème de taille, qui risque d'accentuer le cynisme qui prévaut à l'endroit de la classe politique.

C'est bien connu, l'argent est le nerf de la guerre en campagne électorale. Et comme la prochaine campagne approche à grands pas, mon équipe et moi avons déjà amorcé notre préparation. Bien que je constate un intérêt marqué des citoyens de la circonscription à l'endroit des politiques mises de l'avant par le NPD, il demeure que certains d'entre eux sont réticents à contribuer au financement. Leur méfiance est totalement compréhensible dans le contexte actuel. Cependant, le NPD propose une alternative crédible aux vieux partis et nous nous engageons à faire preuve de transparence et d'intégrité. Les scandales qui secouent la classe politique (commandites, sénat, corruption, etc.) doivent cesser.

En tant qu'élue, mon devoir est de rassurer les citoyens et d'être transparente avec eux afin de bien définir comment les dons recueillis seront utilisés. Un citoyen qui contribue au financement d'un parti politique a le droit de savoir si l'argent sera investi à des fins qui lui conviennent. Il est donc essentiel de bien expliquer notre mandat.

Il est important de rappeler qu'il existe un montant annuel maximal de 1200 $ par citoyen au niveau des contributions politiques au fédéral. Ce don peut être effectué auprès de l'association de circonscription du député, ou bien directement au parti.

En période de campagne électorale, les sommes servent à louer un local de campagne, à se procurer du matériel essentiel tel que des ordinateurs, des téléphones, des pancartes et des dépliants, ainsi qu'à payer les publicités dans les différents médias.

Tout cela sert à transmettre nos idées, nos valeurs, à nous faire connaître de nos citoyens et à partager nos propositions. Ce sont là nos moyens d'informer la population de nos actions et de l'inciter à participer aux débats de société. Le taux de participation étant si bas aux élections, on constate bien l'ampleur de la tâche qui nous attend.

Au NPD, on continue de travailler très fort afin de véhiculer nos idées et nos valeurs progressistes dans l'espoir de bâtir une société plus juste, plus verte et plus prospère.

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