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04/09/2015 11:43 EDT | Actualisé 04/09/2016 05:12 EDT

Pourquoi je me lance en politique

MA PREMIÈRE CAMPAGNE - Il m'apparaît aussi capital de faire réaliser à toutes et à tous qu'à chaque fois qu'on entreprend de régler un problème environnemental, on crée de l'emploi, on développe de nouvelles technologies et façons de faire.

Je dois dire dès le départ que je n'ai jamais aimé la politique, celle du vedettariat, du discours politiquement calculé et correct. J'ai tellement entendu de formules populistes fausses et vides, qui au fond méprisent les gens, que je ne voulais absolument pas accepter la duperie et les promesses creuses.

De plus, comme militant écologiste de longue date, je ne voulais pas m'impliquer dans une formation qui ne serait à la hauteur des défis environnementaux qui sont les nôtres en ce moment.

C'est donc avec le désir de bien représenter mes concitoyennes et concitoyens et avec une détermination basée sur les besoins du 21e siècle que j'ai décidé de répondre à l'invitation de la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May.

Le temps est venu de défendre la démocratie, la logique et la vérité. On a atteint le summum de l'irresponsabilité face au réchauffement planétaire.

Plus encore, le gouvernement en place méprisait les sources d'information depuis son arrivée au pouvoir. Mais avec l'adoption du projet de loi C-51 visant à museler davantage les objecteurs de conscience, ç'a été la goutte qui a fait déborder le vase. C'est pour ça que j'ai décidé de sauter dans l'arène politique : pour défendre la démocratie et la liberté d'expression.

«Je retrouve ma face partout! Mais comme dirait l'autre: faut ce qui faut! J'en suis un peu gêné, mais je m'y fais petit à petit...»

Bien sûr, mes 34 années comme président d'un organisme très engagé dont l'action est prioritairement basée sur l'éducation populaire y sont pour beaucoup.

Le respect des gens et la réalité environnementale

J'entrevois donc la tâche avec modestie et réalisme. Il me faut convaincre la population qu'on a tout à gagner à mettre en œuvre des politiques contemporaines et responsables qui mettent les gens et leur milieu de vie au centre de nos préoccupations.

D'abord, avec toute la désinformation qui se fait via les réseaux sociaux et les radios poubelles, certaines personnes que j'ai rencontrées entrevoient les questions environnementales comme fausses et rétrogrades. Heureusement, ce n'est pas le cas de la majorité!

Il m'apparaît aussi capital de faire réaliser à toutes et à tous qu'à chaque fois qu'on entreprend de régler un problème environnemental, on crée de l'emploi, on développe de nouvelles technologies et façons de faire, on solidifie l'économie et on améliore notre qualité de vie. J'appelle ça «encourager le progrès».

Mes premiers malaises

Quand on fait de la politique, l'image est centrale et le visage du candidat doit être largement diffusé. Site web, feuillets et affiches, pancartes électorales : je retrouve ma face partout! Mais comme dirait l'autre : faut ce qui faut! J'en suis un peu gêné, mais je m'y fais petit à petit...

Le plaisir de rencontrer les gens

D'un autre côté, le travail d'un candidat, c'est aussi (et beaucoup) de rencontrer la population.

Il faut aller rencontrer les personnes chez elles dans le porte-à-porte, dans les marchés publics, dans des activités de tout genre. J'aime le contact direct avec le monde. C'est l'occasion de prendre le pouls de la population sur les enjeux que je défends.

À mon grand bonheur, les gens me reconnaissent à cause de mon engagement de longue date en environnement et on me dit très souvent : «Vous, on vous connait, vous êtes franc, courageux et vous n'avez pas la langue de bois. On vous suit, on vous appuie.»

C'est vraiment une belle surprise et une marque d'appréciation qui fait du bien.

Mais les gens me rappellent aussi très souvent qu'ils ne croient plus aux politiciens et à la politique pour toutes sortes de raisons, surtout parce qu'ils ne se sentent pas écoutés ni respectés. Ils disent aussi fréquemment que c'est toujours pareil d'un parti à l'autre.

Comme le parti que je représente est radicalement différent et relativement nouveau, je sens bien l'espoir et l'optimisme dans mes rencontres. Les gens en ont marre des vieilles recettes où l'économie oblige toujours plus d'efforts des contribuables au profit du système, des plus nantis et des grandes corporations.

La voie écolo ouvre de nouveaux horizons, alimente des espoirs de changements de valeurs plus proches des besoins réels des communautés. Ma plus grande et ma plus belle surprise à date, c'est de voir à quel point le renouveau qu'apporte le Parti vert rejoint le désir de changement des gens.

MA PREMIÈRE CAMPAGNE

- Persévérer jusqu'à la victoire - Pascale Déry

- J'ai déjà près de 14 campagnes électorales «dans le corps» - Catherine Fournier

- Créer le mouvement - Simon-Pierre Landry

- Disons que ma première expérience électorale n'est pas banale - Christine Poirier

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