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04/10/2015 09:08 EDT | Actualisé 04/10/2016 05:12 EDT

Se reposer sur ses lauriers, un choix judicieux pour mon entreprise?

À l'ère de la globalisation, d'une concurrence accrue, la responsabilisation est de mise. Intégrer et appliquer les nouvelles pratiques de son métier est devenu crucial pour demeurer compétitif.

Il se dégage un paradoxe depuis un certain temps, quel que soit le domaine d'activité! L'individu, membre d'une institution, d'une entreprise ou d'une organisation, engage-t-il le processus de changement à son retour de formation?

Venant moi-même du monde corporatif, je me réjouissais, un peu crédule je suis, de constater autour de moi, l'employé d'aujourd'hui assistant aux événements de sa branche, aux formations en tout genre, aux discussions novatrices le menant à une introspection sur son travail, ses outils et stratégies et finalement qu'il détienne cette faculté de se remettre en question, pour mieux performer à son retour en entreprise.

Passé ce constat, ma réflexion est la suivante : est-il pour autant réellement convaincu, inspiré et proactif à son retour pour appliquer de manière efficace les nouveaux codes, procédures, idées, processus et stratégies qu'il a longuement et répétitivement évoqués et discutés lors de toutes ces sorties ? Va-t-il instaurer et inculquer un nouveau souffle à son organisation ? Un changement nécessaire et indispensable pour le futur de son organisation ? Et ce, en prenant comme idée fondatrice que l'entreprise passe avant tout et mes choix et comportements au travail peuvent améliorer comme restreindre l'efficience de l'organisation tout entière.

Faire évoluer sa fonction et son métier au sein d'une organisation ne doit pas rester une simple formule réservée aux différentes activités de formation. L'entreprise, son avenir, son dynamisme et sa pérennité doivent représenter les fondements de nos choix et influencer nos décisions en conséquence. À quoi serviraient réellement ces événements et formations, soit dit en passant assez coûteux, si des actions et changements correcteurs n'étaient pas appliqués par la suite ?

En voici un exemple:

Le cas du DRH de l'entreprise X assistant une fois par mois à une formation et quelques conférences sur l'évolution des pratiques en RH et les conséquences et outils que cela implique d'utiliser pour faire progresser sa structure dans son ensemble.

L'arrivée des nouveaux outils technologiques par exemple a profondément fait évoluer les pratiques d'aujourd'hui et nécessite la mise en place d'une stratégie one to one pour chaque nouveau besoin en ressources de l'organisation. Cela demande et exige de travailler avec beaucoup plus d'acteurs, d'outils différents et de mettre en place une stratégie pour dénicher la fameuse perle rare. Cela demande bien évidemment plus de temps, de réflexion et de volonté à implanter les changements nécessaires pour arriver à l'efficience dans la prise de décision.

Évaluer les résultats de nos DRH en mesurant le nombre de CV reçu par ouverture de poste est-il aujourd'hui cohérent ? À l'inverse, utiliser pour un DRH l'affichage de postes comme outil unique en recrutement (permet de recevoir un maximum de cv : en théorie) est-il réellement efficace alors que les chiffres montrent un réellement déclin du taux de conversion ? Alors pourquoi l'utilise-t-on toujours ? Peut-être que la réponse tient tout simplement du fait que cela est plus facile, plus pratique et plus rapide que de devoir appliquer de nouvelles façons de faire.

En définitive, insuffler un changement de comportement de travail, basé sur des études précises ou une réflexion poussée, semble avant tout se confronter aux aspirations personnelles de chacun.

Pour éclaircir mon propos, j'évoque ici les contours de la conscience professionnelle en entreprise et la gestion du changement.

À l'ère de la globalisation, d'une concurrence accrue, la responsabilisation est de mise. Intégrer et appliquer les nouvelles pratiques de son métier est devenu crucial pour demeurer compétitif. L'avenir professionnel de l'individu est aujourd'hui directement interdépendant et intimement corrélé à l'avenir de son organisation. La remise en question est un fait, mais elle doit passer la prise d'initiatives menant à la concrétisation de cette prise de conscience. Une conscience professionnelle efficace et réelle était cruciale hier et encore davantage aujourd'hui!

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