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04/11/2015 11:20 EST | Actualisé 04/11/2016 05:12 EDT

Injecter du cul dans sa vie pour réveiller son désir sexuel

Et si, pour faire face à la baisse du désir, on s'ambiançait cul? S'ambiancer cul, c'est parler cul, lire cul, manger cul, regarder cul, dormir cul. Autrement dit, il suffit de faire baigner son quotidien dans le cul pour réveiller le nôtre.

Face à un désir sexuel absent ou qui fait simplement la gueule, allongée dans notre lit à côté de l'homme qui pianote sur son téléphone intelligent, on se demande si tout ça, c'est notre faute, la faute à monsieur, la faute à l'hiver, la faute à notre pilule ou la faute à notre père (paraît qu'il y est souvent pour quelque chose). Beaucoup de questions, peu de réponses, une envie de se remettre en route qui s'endort sous le poids de la flemme : le désir reviendra bien tout seul et Roger n'a qu'à faire quelque chose.

Sauf que le désir sexuel n'est jamais tombé du ciel (heureusement ou malheureusement). Il n'est pas inné - bien qu'on puisse parfois y être prédisposée- il se cherche et se fouille. Certes, au début de la relation, il semble être évident, mais le temps passe et il faut lui courir après. Chiant? Pas forcément, ça dépend comment on s'y prend. Et la bonne solution, c'est celle qui sort de toute intellectualisation.

On arrête de réfléchir, de décortiquer notre relation et nos comportements. On entre dans une vraie dynamique et seule : on s'ambiance cul. S'ambiancer cul, c'est parler cul, lire cul, manger cul, regarder cul, dormir cul. Autrement dit, il suffit de faire baigner son quotidien dans le cul pour réveiller le nôtre. Tout ça ne regarde que nous, on peut le faire comme une grande, sans accuser Roger et sans attendre qu'il nous saute dessus.

L'ambiance cul peut commencer par quelques lectures érotiques. Des romans poussent partout en librairie, avec du frisson garanti. Un peu de lecture et voilà que notre imaginaire se réveille (on a envie d'une fessée), que notre corps s'allume (on a moins froid) et qu'on se sent bien (j'ai accès au plaisir). À côté de ça, un bon porno - et il en existe pour tous les goûts, avec trois pénis si on veut, un dialogue ou pas du tout - aura le même rôle. Même si on avance que les femmes sont moins "visuelles" que les hommes, elles le sont quand même. Trois ou trente minutes de porno peuvent nous entraîner dans un autre monde.

Parler cul avec ses copines fait également partie du jeu. On n'est pas obligée de leur dire qu'on ne fait plus l'amour si on est très pudique. Mais on peut tendre l'oreille, écouter leur cochonnerie et rêvasser quand elles nous racontent leurs dernières étreintes, très torrides.

Enfin, manger cul, dormir cul, c'est simplement s'appuyer sur nos habitudes quotidiennes en leur injectant un peu de fesse. Manger cul, ce sera déguster une huître en se disant que ça augmente la libido, et peu importe que ce soit vrai et que mille études se battent à ce sujet, l'effet placebo est non négligeable. Le chocolat aura le même effet. Et l'ambiance dans laquelle on mangera jouera aussi.

Une huître, une bougie, et l'affaire est presque dans le sac. Puis dormir cul, c'est dormir nue. Parce que ça éveille la sensualité, le contact de notre corps et des draps. On se rapproche de son corps, on fait péter une couche.

Bien sûr, en lisant ces lignes, vous vous dites peut-être que la porno, ce n'est pas votre truc et que vous aimez les pyjamas. Que tout ça, c'est de la foutaise. Mais ce qui est bien dans l'ambiance cul, c'est que certains éléments peuvent vous paraître de la foutaise, mais d'autres moins, car le champ des possibles est ouvert. Lire est peut-être plus accessible qu'un film de fesses pour certaines, quand d'autres préféreront porter de la lingerie sexy que d'invoquer la masturbation. Et écouter les copines, ça ne demande pas nécessairement d'être d'humeur érotique, c'est se contenter d'accueillir celles des autres, discrètement, pour faire évoluer la nôtre.

Après tout ça - que ça prenne quelques jours ou quelques semaines - il peut se produire un truc un peu magique : on va sauter sur Roger. Et la bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'on le fera sans se poser de questions, sans se demander si c'est à nous d'y aller, s'il a vraiment envie, si l'absence de sexe ne reflète pas l'absence d'autre chose, etc. On sera juste cohérente avec notre désir : il est là, revenu, fini l'analyse, on fonce et on voit. Si le désir sexuel ne tombe pas du ciel, quand il est présent et sommeille en nous, il s'exprime sous forme de pulsion. C'est cette pulsion qu'on a cherché en s'ambiançant cul. En d'autres mots, on a remis de l'essence dans le moteur et nous voilà pleine d'énergie. Et notre énergie remettra de l'essence dans le moteur de Roger.

Partez loin.

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