POLITIQUE
05/05/2019 13:01 EDT | Actualisé 05/05/2019 14:20 EDT

Le chef du PLQ sera connu au printemps 2020

Sébastien Proulx amorce une deuxième période de réflexion à l'idée de se porter candidat.

PC/Jacques Boissinot

DRUMMONDVILLE, Qc — Le futur chef du Parti libéral du Québec (PLQ) sera connu avant l'été 2020, vraisemblablement en mai.

La date précise sera connue ultérieurement, de même que la ville où se tiendra le congrès, mais on sait qu'il se déroulera dans l'est du Québec.

La course à la direction pourra s'amorcer officiellement dès cet automne, en vertu des règles strictes annoncées dimanche au terme du conseil général du parti qui se tenait à Drummondville.

À ce jour, il n'y a aucun candidat déclaré, sept mois après la défaite cuisante d'octobre et le départ de l'ancien chef, Philippe Couillard.

Le nom du gagnant ou de la gagnante sera connu après un savant et complexe calcul de points, visant à donner davantage de poids politique aux régions, là où le PLQ est moins présent.

Les membres en règle auront cinq jours pour voter par voie électronique ou par téléphone. Il s'agit d'un vote préférentiel: les membres devront indiquer qui sont leurs favoris, par ordre décroissant.

Le chef sera celui qui aura recueilli la plus forte proportion de points _ et non de votes _ accumulés dans chacune des 125 circonscriptions.

Le gagnant devra avoir accumulé au moins 187 501 points.

Le vote adulte (les membres ayant plus de 25 ans) comptera pour 66 pour cent du calcul, et le vote jeune (ceux ayant moins de 25 ans) pour 33 pour cent.

Si aucun candidat n'obtient 50 pour cent des points plus un au premier tour, seuls les deux candidats les mieux positionnés s'affronteront lors d'un deuxième tour.

À lire aussi sur le HuffPost Québec:

Le parti a cherché à aplanir les écarts entre les circonscriptions ayant un grand nombre de membres et celles où on en compte peu, pour faire en sorte qu'elles aient toutes le même poids électoral, a commenté le chef par intérim, Pierre Arcand.

Les candidats pourront dépenser un maximum de 500 000 $ pour tenter de se faire élire, et devront déposer la somme de 60 000 $ au parti avec leur bulletin, la somme sera placée en fidéicommis.

À l'appui de sa candidature, chaque aspirant-chef devra recueillir la signature d'au moins 750 membres (dont 250 qui auront adhéré au parti après le 5 mai) provenant d'au moins 70 circonscriptions et 12 régions.

On prévoit déjà qu'il y aura au moins cinq débats entre les candidats: deux se tiendront dans l'ouest du Québec et deux dans l'est. Un des débats aura lieu en anglais et un cinquième sera organisé par la Commission Jeunesse du parti.

Les jeunes ont profité de l'événement pour réaffirmer leur volonté de voir la lutte aux changements climatiques hissée au rang des valeurs défendues dans la constitution du PLQ.

"La CAQ, elle est battable", a commenté Pierre Arcand, dans son discours de clôture, pour galvaniser les troupes.

Proulx: Réflexion prise 2

Pendant ce temps, le conseil général aura permis à d'éventuels candidats de tester leurs appuis auprès des membres.

Le député de Jean-Talon, l'ex-ministre Sébastien Proulx, a dit dimanche qu'il changeait d'idée et amorçait une deuxième période de réflexion, après avoir fermé la porte à l'idée de se porter candidat au poste de chef du PLQ, en février.

Il affirme avoir été sollicité durant le week-end et avoir été "beaucoup touché" par ces marques de confiance, au point d'envisager désormais l'idée d'une candidature.

Mais on est encore loin de la coupe aux lèvres, car M. Proulx dit qu'il pèsera le pour et le contre, tiendra compte du fait qu'il a deux jeunes enfants et promet d'écouter sa "petite voix" intérieure, avant de prendre sa décision.

"C'est une réflexion sur ce qui est important que je fasse, ce qui est bon pour moi, ma famille et le parti", a dit en mêlée de presse, le leader parlementaire de l'opposition officielle, qui ne se fixe pas de date limite pour en venir à une conclusion.

Nationaliste, M. Proulx estime que le parti doit "reconnecter avec la majorité francophone", sans avoir peur d'affirmer la différence québécoise.

Il reconnaît que sa maîtrise limitée de l'anglais pourrait cependant lui nuire dans la course et aussi s'il devient un jour premier ministre.