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03/05/2019 13:23 EDT | Actualisé 03/05/2019 13:26 EDT

La demande de Puigdemont refusée parce qu'il avait fait affaire avec un intermédiaire

C'était un intermédiaire douteux sur le web qui avait fait la demande d'Autorisation de voyage électronique (AVE) en son nom.

ARIS OIKONOMOU via Getty Images
Photo d'archives de Carles Puigdemont.

MONTRÉAL — L'ex-président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a déposé vendredi une nouvelle demande de visa électronique pour entrer au pays.

M. Puigdemont, invité par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour parler du référendum de 2017 sur l'indépendance de la Catalogne, s'était vu refuser l'accès au Canada à la suite d'un imbroglio apparemment provoqué par un intermédiaire douteux sur le web qui avait fait la demande d'Autorisation de voyage électronique (AVE) en son nom.

La Société Saint-Jean-Baptiste et l'avocat spécialisé en droit de l'Immigration Stéphane Handfield ont déposé, lundi, une demande d'autorisation et de contrôle judiciaire à la Cour fédérale pour contester la décision d'Immigration Canada, mais le ministère a avisé Me Handfield qu'il acceptait de réévaluer la demande et de permettre à M. Puigdemont de fournir les documents qu'il avait réclamés.

Immigration Canada avait initialement accordé l'Autorisation en février, mais avait aussi demandé des documents et renseignements additionnels.

M. Puigdemont n'a toutefois jamais reçu la demande des autorités canadiennes et celles-ci avaient alors suspendu l'Autorisation de voyage.

Le refus de séjour avait soulevé un tollé au Québec. Un des éléments qui peuvent justifier un refus de séjour touche le fait que le demandeur fasse l'objet d'accusations criminelles.

Or, Carles Puigdemont fait justement face à des accusations criminelles en Espagne pour avoir organisé un référendum sur l'indépendance catalane, démarche que Madrid avait déclarée illégale.

Me Handfield note que le fait d'organiser un référendum sur l'indépendance n'est pas un crime au Canada, qui en a vécu deux au Québec en toute légalité, et qu'un refus sur cette base serait difficilement justifiable.

La nouvelle demande vise désormais une visite du 10 au 14 juin pour tenir des conférences et rencontres au Québec.

Si l'Autorisation de voyage est accordée, la demande de contrôle judiciaire en Cour fédérale sera retirée.