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02/05/2019 12:52 EDT | Actualisé 02/05/2019 13:08 EDT

Fillette décédée à Granby: des photos circulent amplement malgré l'interdit de publication

Un interdit qui, en théorie, s'applique aussi sur les réseaux sociaux.

Lene Strand-Langbakk / EyeEm via Getty Images

Un interdit de publication rendu par le tribunal empêche d'identifier le couple de Granby accusé dans le dossier de la fillette de sept ans décédée à Granby, mais le DPCP est aux prises avec un dilemme. Un dilemme qui illustre la vétusté des lois et règlements adoptés avant l'avènement de l'internet alors que des photos de l'enfant et son nom circulent abondamment sur les réseaux sociaux.

Or, ces publications sont également interdites par la loi.

Le couple accusé

Le couple de Granby qui est soupçonné d'avoir causé la mort d'une fillette de sept ans a comparu jeudi au palais de justice de Granby sous des accusations de séquestration pour le père et de séquestration et de voies de fait graves pour sa conjointe, la belle-mère de l'enfant.

La possibilité de porter d'autres accusations liées à la mort de la petite fille, qui pourraient aller de négligence causant la mort à homicide involontaire coupable et jusqu'au meurtre, est à l'étude par le ministère public.

Les procureurs de la Couronne doivent d'abord approfondir l'analyse de la preuve avant de prendre ces décisions, notamment le rapport d'autopsie et les résultats préliminaires de l'enquête policière.

Pendant ce temps, toutefois, le couple demeure détenu jusqu'à la prochaine étape, leur enquête sur remise en liberté, qui aura lieu le 23 mai.

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Par ailleurs, le passé judiciaire de la belle-mère de la fillette est revenu à la surface, celle-ci ayant bénéficié d'une absolution inconditionnelle en juillet 2018 à la suite d'accusations de voies de fait envers l'enfant.

Le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Pascal Boucher, a toutefois fait valoir qu'il fallait analyser cette décision à la lumière des faits connus à ce moment, alors que la dame avait plaidé coupable, ne faisait face qu'à une accusation de voies de fait simples, qu'elle n'avait aucun antécédent judiciaire et qu'elle était suivie par deux organismes d'aide.

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