POLITIQUE
01/05/2019 13:02 EDT | Actualisé 01/05/2019 16:32 EDT

Inondations: le gouvernement Legault «passe à l'action»

Et l'idée d'une commission scientifique fait son chemin...

PC/Jacques Boissinot
François Legault

Le premier ministre François Legault n'a cessé de répéter mercredi qu'il était «en action» concernant les inondations: il a annoncé la mise sur pied d'un «groupe d'action» ministériel pour une indemnisation rapide et pour prévenir des dégâts éventuels l'an prochain.

Ce serait «utopique» de penser que tous les travaux seront faits d'ici au printemps 2020, mais un des objectifs consiste à interdire de construire en zone inondable, a-t-il affirmé en conférence de presse à l'Assemblée nationale, entouré des ministres qui feront partie du groupe d'action.

«Ce que j'aime, c'est un groupe d'action qui va avoir un plan d'action et qui va passer à l'action», a déclaré M. Legault, en ajoutant qu'il veut s'assurer qu'on ne vive pas ce qui a été vécu au cours des inondations de 2017.

«On veut éviter que les problèmes se répètent, qu'on soit capable d'estimer les dégâts, de prendre les décisions concernant les déménagements, de rembourser les citoyens, d'aider les municipalités.»

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Une commission scientifique?

Plus tôt en matinée, le chef caquiste avait rejeté la proposition péquiste d'une commission scientifique et technique sur les inondations, un forum éprouvé lors du déluge du Saguenay en 1996 et de la crise du verglas en 1998, mais par la suite il s'est montré ouvert à la tenue d'une telle commission.

«Je ne suis pas contre, en parallèle», a-t-il finalement dit.

À l'initiative du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, l'Assemblée nationale a voté mercredi matin à l'unanimité, incluant les élus caquistes, en faveur d'une motion qui demande au gouvernement d'évaluer la mise en place d'une commission scientifique.

Selon M. Gaudreault, un simple comité ministériel comme le propose le gouvernement Legault ne permet pas d'aller au fond des choses, puisqu'on demanderait ainsi aux fonctionnaires «d'évaluer leur propre travail».

En outre, «les sinistrés (des inondations actuelles) n'ont pas à être traités différemment des sinistrés du déluge du Saguenay de 1996 ou de la tempête de verglas», a argué le député péquiste.

De son côté, le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, a exprimé une certaine ouverture à l'égard d'une commission scientifique.

Le vote des élus caquistes en Chambre «confirme notre intention de retenir les bonnes façons pour trouver des réponses à ces questions qui sont toutes pertinentes», a-t-il dit en commission parlementaire mercredi midi, en réponse à une question de M. Gaudreault.

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