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17/04/2019 13:06 EDT | Actualisé 17/04/2019 13:06 EDT

Mark Zuckerberg a songé à vendre les données des utilisateurs Facebook

Les données étaient utilisées par Facebook comme influence auprès de ses partenaires ou refusées aux applis concurrentes.

Mark Zuckerberg a supervisé des plans de Facebook où les données des utilisateurs du réseau social auraient été utilisées comme monnaie d'échange pour conserver le pouvoir et la position dominante de la compagnie sur ses compétiteurs, révèlent des documents coulés à NBC News.

La chaîne de télé américaine a mis la main sur 4 000 pages de documents (webchats, courriels, présentations, tableaux, etc.) produits pour étayer ce plan entre 2011 et 2015. Pendant cette période, Facebook se targuait pourtant de protéger les données de ses utilisateurs.

Les données (amis, relations, photos) étaient utilisées par Facebook comme influence auprès de ses partenaires, et Mark Zuckerberg et son conseil d'administration étaient bien au courant de cette pratique. L'accès aux données des utilisateurs pouvait être une récompense pour des partenaires, alors que le refus d'accès permettait à Facebook de nuire à des créateurs d'applications en concurrence avec celles de Facebook.

NBC News révèle par exemple que Facebook a donné à Amazon un accès étendu aux données des utilisateurs, car elle achetait de la publicité sur Facebook et s'associait au réseau social pour le lancement de son téléphone intelligent Fire. À l'inverse, Facebook a discuté de la suppression de l'accès aux données des utilisateurs pour une application de messagerie devenue trop populaire et considérée comme un concurrent de Messenger, selon les documents.

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Ultimement, Facebook a décidé de ne pas vendre ses données directement, mais de les distribuer à des développeurs d'applications considéré comme des amis personnels de Zuckerberg ou qui achetaient de la publicité sur Facebook et qui partageaient avec le réseau social leurs propres données.

Facebook a toujours nié avoir donné des traitements préférentiels à des développeurs. La compagnie n'a pas été accusée, non plus, d'avoir contrevenu à la loi américaine.

La fuite des documents a été faite anonymement au journaliste d'enquête britannique Duncan Campbell, qui l'a partagé avec NBC News, Computer Weekly et Süddeutsche Zeitung.