POLITIQUE
11/04/2019 12:01 EDT | Actualisé 11/04/2019 12:56 EDT

Enquête de l'AMF sur SNC-Lavalin: François Legault veut des réponses

Le premier ministre est préoccupé par les raisons qui auraient incité l'AMF à mettre fin à cette enquête.

Paul Chiasson/La Presse canadienne
Photo d'archives.

Préoccupé par les raisons qui auraient incité l'Autorité des marchés financiers (AMF) à mettre fin à une enquête visant SNC-Lavalin, le gouvernement Legault a l'intention de se pencher sur le dossier afin d'avoir des réponses.

Selon le «Journal de Montréal», le Projet Faucon, mis de l'avant par le gendarme boursier québécois en 2012 et qui devait déterminer si la firme d'ingénierie avait caché des informations dans ses états financiers, aurait fini par être abandonné.

D'ex-employés de l'AMF ont confié au quotidien que l'organisme avait «fermé les yeux sur le dossier».

L'enquête s'intéressait entre autres aux documents financiers de la société établie à Montréal et à des transactions effectuées par certains cadres, dont Michael Novak — le conjoint de l'ex-ministre de la Justice et députée libérale Kathleen Weil.

À l'Assemblée nationale, jeudi, le premier ministre François Legault a dit que son gouvernement allait «demander des réponses» dans cette affaire.

«Pour l'AMF, il y a une régie administrative et la présidente a la responsabilité de s'assurer, quand il y a des doutes, de vérifier si tout a été fait dans les règles de l'art, a-t-il dit, en mêlée de presse. On va commencer par avoir des réponses.»

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Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand, s'est également montré préoccupé. Sans réclamer une enquête sur l'AMF ou évoquer toute forme d'ingérence politique, il a estimé que le gendarme boursier se devait de bien faire son travail.

Au Parti québécois, le chef intérimaire Pascal Bérubé s'est également inquiété des allégations, invitant l'Autorité à s'expliquer. Jeudi avant-midi, l'organisme n'avait pas commenté l'affaire.

L'AMF se défend

L'Autorité des marchés financiers (AMF) s'est défendue des allégations selon lesquelles elle aurait "fermé les yeux".

Selon le gendarme boursier, le projet Faucon a été mené avec "diligence" dès le départ, en 2012, et ce, jusqu'à sa fermeture, en 2015, et que ses conclusions sont "solides", "justifiées" et "documentées".

"Ainsi, les allégations voulant que cette enquête ait fait l'objet de complaisance ou encore que l'Autorité ait fermé les yeux sur SNC-Lavalin sont non fondées", a fait valoir l'organisme, par voie de communiqué.

"Toute insinuation voulant que des considérations politiques aient pu intervenir dans le déroulement de cette enquête est totalement fausse", a indiqué l'AMF.

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