NOUVELLES
10/04/2019 08:35 EDT | Actualisé 10/04/2019 08:36 EDT

Israël: Benyamin Nétanyahou revendique la victoire aux élections

M. Nétanyahou se trouvait dans une position plus solide que son adversaire pour former un gouvernement de coalition.

JÉRUSALEM — Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, semblait être sur le point d'être réélu mercredi matin, alors que des résultats quasi complets le plaçaient devant son principal adversaire dans une course serrée qui était perçue comme un référendum sur le dirigeant de longue date.

M. Nétanyahou et l'ancien chef militaire Benny Gantz, dirigeant du parti Bleu Blanc, ont revendiqué la victoire dans leurs discours prononcés lors de rassemblements de leurs partisans.

Avec 97 pour cent des votes comptabilisés, le Likoud de M. Nétanyahou et la liste Bleu Blanc avaient chacun remporté 35 sièges. Mais M. Nétanyahou se trouvait dans une position plus solide pour former un gouvernement de coalition avec le soutien anticipé de partis de la droite et juifs ultra-orthodoxes, alliés naturels du Likoud.

Avec une victoire, Benyamin Nétanyahou remporterait un quatrième mandat consécutif et un cinquième au total, ce qui en ferait cet été celui ayant dirigé Israël le plus longtemps. Sa réélection lui donnerait aussi un élan important, alors qu'il se prépare à faire face à des poursuites criminelles dans la foulée de scandales de corruption.

THOMAS COEX via Getty Images
Benyamin Nétanyahou a réussi à se faire élire malgré des allégations de corruption pendant son quatrième mandat.

Le premier ministre âgé de 69 ans a été une figure dominante de la politique israélienne au cours des deux dernières décennies. Sa campagne s'est fortement concentrée sur son amitié avec le président Donald Trump et sur son succès à former de nouvelles alliances, notamment avec la Chine, l'Inde et le Brésil.

Mais les scandales de corruption ont fatigué les électeurs. Avec deux autres anciens chefs militaires comme colistiers, Benny Gantz a pu défier Benyamin Nétanyahou sur des questions de sécurité, ce qui constitue habituellement le point fort du premier ministre, tout en s'attaquant aux manquements éthiques présumés de ce dernier.

Une quarantaine de partis ont pris part à l'élection et seuls ceux ayant recueilli au moins 3,25 pour cent des suffrages peuvent obtenir un siège au parlement.

Les résultats finaux dépendront de la performance de plusieurs petits partis, notamment du parti arabe Balad et de la «Nouvelle droite», un parti ultranationaliste qui était sur le point de faire son entrée au parlement.