POLITIQUE
09/04/2019 15:47 EDT | Actualisé 09/04/2019 16:22 EDT

Des chauffeurs de taxi manifesteront mercredi à Québec

Les protestataires sont attendus à 10h près de l'Assemblée nationale.

Gabriela Tulian via Getty Images

MONTRÉAL — Des chauffeurs de taxi profiteront du début des consultations particulières sur le projet de loi sur l'industrie, mercredi, pour manifester encore une fois, mais à Québec cette fois-ci.

Les protestataires sont attendus à 10h près de l'Assemblée nationale. Ils veulent ainsi exprimer leur colère contre le projet de loi 17 qui déréglemente l'industrie du taxi, en mettant notamment fin au contingentement des permis, ce qui fait chuter leur valeur.

Les consultations particulières sur le projet de loi débuteront mercredi et dureront jusqu'au 13 mai. Elles débuteront avec les Chambres de commerce.

Dans le cadre de leur manifestation, les chauffeurs de taxi se rendront d'abord en voiture aux bureaux du ministère des Transports à Québec. Comme ils l'avaient fait à Montréal, ils stationneront leurs véhicules sur place, dans la rue. Puis ils se rendront manifester à pied à l'Assemblée nationale.

Les chauffeurs de taxi de la région de Montréal se réuniront d'abord aux Galeries d'Anjou tôt le matin. Ils prévoient quitter vers 5h30-6h en direction de Québec.

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Les chauffeurs de la région de Lanaudière se réuniront à Berthierville pour se greffer au convoi quelques minutes plus tard. Ceux de Trois-Rivières se réuniront à leur tour pour suivre ensuite le convoi lorsqu'il sera rendu dans leur secteur.

Ceux du Saguenay et du Lac Saint-Jean se réuniront à Saguenay pour partir vers 6h45 en direction de Québec. Ils seront accueillis par les chauffeurs de Charlesbourg à 9h et ils circuleront ensemble jusqu'à l'Assemblée nationale, ont fait savoir les organisateurs.

Au cours des derniers jours, l'un de leurs porte-parole, Abdallah Homsy, a affirmé qu'après d'autres discussions, le désaccord persistait avec le ministre des Transports, François Bonnardel, mais que "nous commençons à discuter sérieusement".

"On verra où cela va mener. L'expression démocratique de notre désaccord va demeurer", avait ajouté M. Homsy.

Le ministre Bonnardel, de son côté, a toujours invité les chauffeurs à participer aux consultations pour y faire valoir leur point de vue.

Québec dédommage les chauffeurs de taxi pour la perte de valeur de leurs permis, soit 500 millions $ sur deux ans. Des regroupements disent toutefois que cela est insuffisant, puisque la valeur totale des permis atteignait 1,3 milliard $ en décembre 2014, avant l'arrivée d'Uber. Et ils disent vouloir continuer à vivre de leur travail dans l'industrie du taxi.