BIEN-ÊTRE
01/04/2019 14:04 EDT | Actualisé 01/04/2019 14:05 EDT

S’il est écrit «eau de source» sur l’étiquette, est-ce de l’eau de source?

Une question légitime à se poser après ces différents scandales.

ArtTim via Getty Images

Pas une seule goutte de « l'eau de source » vendue en bouteille sous la marque Poland Spring ne provient d'une source, et surtout pas de la source qui porte son nom, selon une poursuite déposée devant un tribunal américain.

La compagnie Nestlé affirme depuis longtemps dans sa publicité que son eau est « à 100 % de l'eau de source naturelle » (100 percent natural spring water) alors que, allègue la poursuite, il s'agit « d'eau souterraine » normale. Qui plus est, toujours selon le document de 325 pages déposé en appui à ce recours collectif, la « source Poland » (Poland Spring), qui se trouve dans le Maine, ne coulerait plus depuis 50 ans.

La compagnie Nestlé avait demandé au tribunal de décréter que cette poursuite était sans fondements. Jeudi, un juge de la cour du Connecticut a décidé au contraire que la poursuite pourrait aller de l'avant. Le même juge avait rejeté une première version de cette poursuite en mai 2018. Nestle Waters allègue qu'il n'existe aucune forme de fraude, puisque son eau répond aux règlementations des différents États américains où elle est vendue. Le recours collectif, déposé au nom de 12 citoyens de huit États américains, allègue de son côté que la compagnie a construit au-dessus de la nappe phréatique six « sources artificielles » pour se conformer aux diverses lois en vigueur.

Selon le New York Times, les ventes de cette marque, aux États-Unis seulement, se situeraient entre 300 et 900 millions de dollars par an, pour chacune des 11 dernières années.