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01/04/2019 10:56 EDT | Actualisé 01/04/2019 11:28 EDT

Les chauffeurs de taxi veulent une étude d'impact sur la déréglementation

La situation actuelle est critique, selon un porte-parole de l'industrie.

Ryan Remiorz/La Presse canadienne via AP
Les chauffeurs de taxi ont fait des moyens de pression la semaine dernière pour contester le nouveau projet de loi 17 sur la réforme de leur industrie.

Des représentants des chauffeurs de taxi espèrent convaincre le ministère des Transports de faire une étude sur les répercussions de la déréglementation projetée, notamment sur ses coûts sociaux.

Certains de leurs représentants rencontrent des fonctionnaires du ministère des Transports, à Montréal, durant toute la journée lundi pour faire le point sur la situation.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé une déréglementation de l'industrie du taxi qui prévoit notamment la fin du contingentement, faisant ainsi chuter le prix des permis.

Québec leur offre en retour un dédommagement de 250 millions $ pour une deuxième année consécutive, mais cela est insuffisant aux yeux des chauffeurs. Des chauffeurs ont payé leur permis de taxi 200 000 $ et certains détiennent plus d'un permis.

La semaine dernière, le ministre des Transports a précisé que la somme de 500 millions $ sur deux ans était finale et qu'elle respectait la capacité de payer des Québécois. Devant la grogne des chauffeurs, il a fait valoir que ceux-ci pourront bénéficier d'un fardeau administratif moindre, après sa réforme, et qu'ils pourront imposer une "tarification dynamique" - qui peut varier.

"On se présente ici pour demander une chose: faire une étude sérieuse, indépendante, transparente, une étude d'impact, les coûts sociaux et ce qui arrive", a résumé Abdallah Homsy, l'un de leurs porte-parole, avant d'entrer au ministère des Transports.

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Le gouvernement Legault, selon lui, a agi de façon prématurée sans mesurer pleinement les conséquences économiques et humaines de la déréglementation projetée. "On n'est pas certain qu'ils ont toutes les études nécessaires. Ils sont en train de lancer des chiffres à gauche et à droite" a critiqué M. Homsy.

"Si le premier ministre ou le ministre veut négocier, je l'invite à négocier premièrement avec Uber. Nous, on n'a pas demandé à être exproprié. (Le ministre Bonnardel dit) qu'il n'a pas les moyens de payer, bien tant mieux, car nous on n'a pas demandé à être expropriés. Qu'il commence par s'asseoir avec Uber au lieu de protéger Uber", s'est exclamé M. Homsy.

Il faut qu'on soit sérieux et transparent parce qu'il y a des vies en jeu.Abdallah Homsy

Il a aussi invité le premier ministre, le ministre des Transports et les membres du gouvernement à faire preuve de retenue dans le choix de leurs mots, la situation actuelle étant "critique", a-t-il affirmé. La semaine dernière, le propriétaire de plusieurs permis de taxi a fait une tentative de suicide en direct à la télévision.

"Il faut qu'on soit sérieux et transparent parce qu'il y a des vies en jeu", a lancé M. Homsy.

La rencontre avec les fonctionnaires du ministère devait durer jusqu'à 17h.

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