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28/03/2019 14:48 EDT | Actualisé 28/03/2019 15:28 EDT

Venezuela : Guaido rejette la sanction d'inéligibilité le visant

«Il n'existe pas de sanction d'inégibilité», clame le principal intéressé.

EPA/RAYNER PENA/PC
Le leader de l'opposition au Venezuela, Juan Guaido

Le chef du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a rejeté jeudi la sanction d'inéligibilité de 15 ans décidée par le Contrôleur général de la République, Elvis Amoroso, affirmant que ce dernier était illégitime.

"Il n'est pas contrôleur. Il ne l'est pas (...) et il n'existe pas de sanction d'inéligibilité (...) Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur", a déclaré Juan Guaido, rappelant qu'Elvis Amoroso avait été nommé à ce poste par l'Assemblée constituante, acquise au pouvoir et qui remplace dans les faits le Parlement.

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L'annonce du contrôleur de l'État, Elvis Amoroso, un proche allié de Maduro, fait état d'allégations d'irrégularités dans les dossiers financiers de M. Guaido et reflète toute la pression subie par le gouvernement socialiste de la part d'un mouvement d'opposition appuyé par plusieurs pays.

Peu après la déclaration de M. Amoroso, Juan Guaido s'est engagé à poursuivre les manifestations dans la rue.

La lutte de pouvoir entre MM. Maduro et Guaido a intensifié la crise qui assaille le Venezuela, aux prises avec d'importantes pannes d'électricité qui ont paralysé les activités économiques au pays.

Plus de trois millions de Vénézuéliens ont quitté le pays au cours des dernières années, fuyant des conditions économiques difficiles qui ont laissé beaucoup d'entre eux sans nourriture, ni médicaments adéquats.

L'opposition et le gouvernement prévoient tous deux des manifestations samedi.

Nicolas Maduro, qui est appuyé par la Russie, dit être la cible d'un coup d'État piloté par les États-Unis.

Les autorités vénézuéliennes ont arrêté ce mois-ci Roberto Marrero, le chef de cabinet de M. Guaido, et l'ont accusé de participation à un plan "terroriste" visant à renverser le gouvernement.

Les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître Juan Guaido comme président par intérim, affirmant que la réélection de Nicolas Maduro l'année dernière était illégitime. Le pays a aussi renforcé les sanctions et autres mesures diplomatiques dans l'espoir de le forcer à renoncer au pouvoir.

- Avec La Presse canadienne