POLITIQUE
27/03/2019 12:32 EDT | Actualisé 27/03/2019 12:32 EDT

Québec sévit de nouveau contre les écoles religieuses clandestines

Pour obliger l'enseignement d'un contenu minimal en langues, mathématique, sciences et univers social.

PC/Jacques Boissinot
Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

QUÉBEC — Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, instaure de nouvelles règles encadrant l'école à la maison afin de prévenir plus efficacement le recours aux écoles religieuses clandestines.

Il a déposé un projet de règlement à l'Assemblée nationale mercredi pour obliger l'enseignement d'un contenu minimal en langues, mathématique, sciences et univers social, ainsi que la passation des examens ministériels.

Ces règles entreront en vigueur à partir du 1er juillet 2019, a annoncé le ministre lors d'une déclaration ministérielle en Chambre.

En 2017, le gouvernement libéral a adopté le projet de loi 144 pour garantir à tous les enfants, quel que soit leur statut, l'accès au régime pédagogique québécois. La loi permet aux autorités de croiser les données de l'assurance-maladie avec les inscriptions à l'école.

L'ex-ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, avait déterminé par règlement que le français, une deuxième langue et les mathématiques devaient être enseignés à la maison, mais sans plus.

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Les examens du ministère restaient également optionnels. En revanche, les parents devaient fournir au ministère des plans d'apprentissage et des évaluations de leurs enfants, en plus d'offrir des «activités variées et stimulantes». Les écoles religieuses illégales devenaient passibles d'amendes.

Lorsqu'il était dans l'opposition, M. Roberge avait fortement critiqué la loi et le règlement, qui avait pour effet, selon lui, de légaliser les écoles clandestines illégales. Des enfants pouvant maintenant passer 30 ou 40 heures dans une école ultrareligieuse en toute légalité, avait dénoncé la Coalition avenir Québec (CAQ).

Jean-François Roberge affirme que les mesures législatives demeurent «largement» insuffisantes. Il estime que les nouvelles règles proposées permettront d'empêcher que des enfants «déclarés en enseignement à la maison soient assujettis à des contenus d'apprentissage minimalistes et migrent vers des établissements offrant des services éducatifs en marge de tout contrôle de l'État».

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