POLITIQUE
27/03/2019 16:07 EDT | Actualisé 27/03/2019 16:12 EDT

Pierre Karl Péladeau tient au Parti québécois «historique»

«Je considère que le Parti québécois est le grand parti historique qui va nous conduire à l'indépendance.»

PC/Ryan Remiorz

MONTRÉAL — L'ancien chef péquiste Pierre Karl Péladeau se dit toujours attaché aux racines du Parti québécois et ne semble pas emballé par l'idée d'une refonte.

En marge d'une conférence de presse de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales, mercredi, l'homme d'affaires a dit avoir toujours confiance en la capacité du PQ à mener le Québec à l'indépendance.

Contrairement à la députée dissidente Catherine Fournier, qui ne croit plus que le PQ soit «le véhicule approprié», M. Péladeau demeure optimiste.

«Moi, je suis membre du Parti québécois et je considère que le Parti québécois est le grand parti historique qui va nous conduire à l'indépendance», a-t-il commenté.

Réunis en congrès la fin de semaine dernière, les péquistes ont voulu calmer la grogne de leurs plus jeunes militants qui menaçaient de déserter le parti en leur offrant la tenue d'un congrès extraordinaire en novembre.

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Ce congrès visera une profonde transformation du PQ, alors qu'on promet de tout remettre en question, du programme aux statuts et règlements du parti. Tout, à l'exception de la volonté de militer pour l'indépendance du Québec.

Interrogé au sujet de cette refonte du parti, M. Péladeau ne semblait pas emballé par la démarche.

«Je vais m'en tenir à ce commentaire, le Parti québécois c'est mon parti et ça va le demeurer», a-t-il simplement répondu.

Téo Taxi en attente

En plein bras de fer entre l'industrie du taxi et le ministre des Transports, François Bonnardel, qui tente d'implanter sa réforme du transport de personnes au Québec, Pierre Karl Péladeau espère toujours relancer Téo Taxi.

«Il y a un contrôleur qui a été nommé, c'est lui qui est en mesure de gérer la procédure actuelle, a-t-il rappelé. Nous avons déposé notre offre au contrôleur et c'est lui qui va être appelé à déterminer ce qui va en advenir.»

Selon M. Péladeau, la situation actuelle serait symptomatique de «l'incapacité de l'ancien gouvernement à gérer adéquatement la situation» d'une industrie en profonde transformation depuis l'arrivée du modèle Uber, basé sur l'économie de partage.

«On a fait des projets pilotes, comme Uber, ça a suscité un tollé de protestations. On a voulu peut-être abriller le problème, mais le problème demeurait», analyse le président et chef de la direction de Québecor.

Ne voulant surtout pas s'immiscer dans la négociation entre les détenteurs de permis et le ministère des Transports, il croit tout de même que des compensations adéquates doivent être versées. Les propriétaires de permis de taxi, dont une forte majorité de nouveaux arrivants, ont investi parfois entre 100 000 $ et 200 000 $ pour obtenir le droit de travailler.

En raison de la déréglementation du taxi, telle que proposée par le projet de loi du ministre François Bonnardel, ces entrepreneurs risquent de tout perdre alors que leur permis perdrait toute valeur.

En revanche, cette nouvelle loi sur le transport de personnes est plutôt favorable à un modèle d'affaires comme celui de Téo Taxi puisque plusieurs incitatifs favorisent l'utilisation des technologies numériques.

«On met la table pour un environnement qui va permettre une équité et une évolution. Je pense que l'avenir appartient au numérique, tout le monde le sait. Est-ce qu'on doit gérer adéquatement la transition? C'est indéniable. Est-ce que le gouvernement précédent a nié cette nécessité? Là aussi, c'est indéniable», déclaré M. Péladeau.