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26/03/2019 12:48 EDT | Actualisé 26/03/2019 14:38 EDT

Contrat résilié au Chili: SNC-Lavalin n'écarte pas de se tourner vers les tribunaux

La firme québécoise prépare un processus d'arbitrage en vue de récupérer les quelque 350 M$ de pertes.

PC/Paul Chiasson

MONTRÉAL — SNC-Lavalin n'écarte pas la possibilité de se tourner vers les tribunaux pour répliquer à une société d'État du secteur minier au Chili ayant résilié un important contrat avec la firme d'ingénierie en raison d'un différend.

Interrogé à ce sujet, mardi, au lendemain de la décision de Codelco, un porte-parole de la multinationale québécoise a indiqué que la compagnie étudiait "toutes ses options".

La veille, SNC-Lavalin avait déjà décoché quelques flèches à l'endroit de l'entreprise chilienne, se disant "consternée" et "surprise" par sa décision de mettre fin à un contrat de 260 millions $ US entourant la plus importante mine de cuivre à ciel ouvert en raison de prétendus problèmes de qualité et de retards dans les paiements des sous-traitants et l'exécution du projet.

Conclue en novembre 2016, l'entente concernait l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction de deux nouvelles usines d'acide pour une fonderie à la mine Chuquicamata dans le nord du Chili.

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La firme québécoise dit préparer un processus d'arbitrage en vue de récupérer les quelque 350 millions $ de pertes, qu'elle impute essentiellement à Codelco ainsi qu'à ses sous-traitants.

Selon l'analyste Yuri Link, de Cannacord Genuity, il serait surprenant que SNC-Lavalin puisse récupérer des sommes liées à ce projet - dont les problèmes avaient déjà été éventés au mois de janvier - au cours de la prochaine année.

Dans une note, il a également estimé qu'une résiliation aussi importante venait entacher la réputation de la firme d'ingénierie dans le secteur minier.

En mi-journée, mardi, à la Bourse de Toronto, l'action de SNC se négociait à 34,09 $, en recul de 26 cents, ou 0,76 pour cent.