POLITIQUE
24/03/2019 09:29 EDT | Actualisé 24/03/2019 10:07 EDT

Les chauffeurs de taxi préparent leur riposte au gouvernement

Une journée de grève des chauffeurs de taxi a été annoncée pour lundi.

Nino H. Photography via Getty Images

MONTRÉAL — L'industrie du taxi se mobilise et prépare des moyens de pression partout au Québec pour dénoncer la déréglementation de leur industrie, telle qu'annoncée par le gouvernement du Québec.

Des chauffeurs de taxi mécontents ont prévu de se réunir en assemblée générale extraordinaire dimanche après-midi à Montréal à l'invitation du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCFIT) et du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). Tous les propriétaires de permis de taxi du Québec y sont invités afin d'être informés des moyens de pression à venir pour les prochaines semaines.

Ces derniers ne cachent pas leur colère. Dans leur convocation, il est indiqué que «les propriétaires de taxi sont tellement furieux (...) qu'ils n'ont plus rien à perdre». Le porte-parole de ces chauffeurs de taxi, Abdallah Homsy, y indique que «la situation va dégénérer très rapidement».

Depuis le début du litige avec Québec et de l'arrivée d'Uber, les chauffeurs de la région de Montréal sont parmi les plus mobilisés au Québec.

À l'échelle provinciale, une journée de grève des chauffeurs de taxi a déjà été annoncée pour lundi.

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Plus tôt cette semaine, le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé une réforme qui prévoit notamment de mettre fin au contingentement des taxis et aux territoires exclusifs. Un chauffeur devra avoir un permis de classe 5, comme la majorité des conducteurs et Québec mettra fin à l'immatriculation T réservée aux taxis.

Si le gouvernement de la CAQ y voit une façon de moderniser l'industrie et d'alléger la réglementation qui l'encadre, les chauffeurs de taxi n'ont pas du tout la même opinion.

À l'Association des taxis des régions du Québec, le porte-parole Serge Lebreux a souligné à La Presse canadienne que les enjeux financiers sont majeurs pour les propriétaires de taxi avec la perte de la valeur de leurs permis alors que ces derniers misaient sur la vente de leur permis à leur retraite pour garnir leur fonds de pension. Il a souligné que le dernier plan de compensation du gouvernement québécois était nettement insuffisant, à 1000$ par taxi en région, alors qu'un permis de taxi coûte actuellement environ 90 000$ à Rimouski et 150 000$ à Sept-Îles.