BIEN-ÊTRE
22/03/2019 15:36 EDT | Actualisé 22/03/2019 15:36 EDT

Le sport modifierait le cerveau des enfants

Les chercheurs se sont intéressés à quelque 4200 jeunes âgés de 9 à 11 ans provenant de partout aux États-Unis.

Une étude réalisée par des chercheurs américains associe une participation à des sports d'équipe à un volume plus important de l'hippocampe chez les enfants et à une réduction du risque de dépression chez les garçons âgés de 9 à 11 ans.

Des études antérieures ont relié une réduction du volume de l'hippocampe à la dépression chez les adultes. Cette région du cerveau joue un rôle important dans la mémoire et la gestion du stress.

Les chercheurs de l'université Washington, à Saint-Louis, ont noté que l'association entre les sports d'équipe, le volume de l'hippocampe et le risque de dépression était particulièrement forte chez lez jeunes qui participaient à des sports structurés, comme une équipe scolaire, comparativement à une participation plus informelle.

L'auteure principale de l'étude, Deanna Barch, a expliqué que les enfants retirent possiblement des bienfaits des interactions sociales ou de l'encadrement qui accompagnent la pratique du sport.

Les chercheurs se sont intéressés à quelque 4200 jeunes âgés de 9 à 11 ans provenant de partout aux États-Unis.

Le volume de l'hippocampe des filles qui participaient à des sports d'équipe était aussi plus important, mais aucune amélioration du risque de dépression n'a été notée chez elles. Cela veut possiblement dire que différents facteurs contribuent à la dépression chez elles.

Mme Barch a expliqué par voie de communiqué qu'il faut interpréter ces résultats avec prudence. Il est possible que le sport soit responsable de l'agrandissement de l'hippocampe et du recul du risque de dépression; il est tout aussi possible que les enfants déprimés, et dont l'hippocampe est potentiellement plus petit, soient moins attirés par le sport.

Quoi qu'il en soit, les chercheurs sont d'avis que leur étude soulève de nouvelles pistes intéressantes pour prévenir et traiter la dépression chez les enfants.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Biological Psychiatry: Cognitive Neuroscience and Neuroimaging.