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20/03/2019 07:56 EDT | Actualisé 21/03/2019 16:02 EDT

Pornographie juvénile dans une fiction? Mike Ward défend la liberté d’expression de l’auteur

L'auteur Yvan Godbout a été arrêté pour production et distribution de pornographie juvénile pour un passage du roman «Hansel et Gretel».

Karine Dufour via Radio-Canada

Le week-end dernier, l'auteur québécois Yvan Godbout a été arrêté pour production et distribution de pornographie juvénile relativement à un passage de son roman Hansel etGretel (paru en 2017 aux éditions AdA, dans la collection Les contes interdits), dans lequel il décrit de façon très graphique le viol d'une jeune fille.

Des perquisitions ont été menées au domicile de l'auteur, à Québec, et à la maison d'édition AdA, à Varennes.

Ce mardi 19 mars, Mike Ward a pris la parole par l'entremise de sa page Facebook pour dénoncer ces accusations. L'humoriste souligne que le cas d'Yvan Godbout rappelle fortement celui du maquilleur Rémy Couture, qui avait été arrêté à la suite d'une plainte déposée par un homme qui croyait que le meurtre sordide d'un enfant montré dans un court-métrage de l'artiste était bien réel.

«Il va se défendre en disant que c'est un roman d'horreur, que cette fillette n'existe pas. Il a raison et il va gagner. Là n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'il doit se défendre. Il doit se justifier pour une oeuvre artistique», a expliqué Mike Ward.

Mike Ward souligne qu'Yvan Godbout devra également éponger des frais juridiques pour défendre son intégrité et son oeuvre. Chose dont l'artiste se serait évidemment bien passé.

«Selon Le Devoir, la moitié de notre société est analphabète, c'est-à-dire qu'ils ne parviennent pas à décoder une phrase qui est devant eux. Ils sont capables de lire les mots, mais ils ne comprennent pas l'essence de la phrase. Si on ne comprend pas une phrase, on va juste être choqué en lisant des mots indécents, surtout si ça parle d'enfants», poursuit l'humoriste.

«Ça, je le comprends et je l'accepte. Mais ce qui est inacceptable, c'est que le système de justice accorde de l'importance à ces plaintes au lieu d'utiliser la logique.»

Mike Ward conclut en souhaitant bonne chance à l'auteur, martelant au passage que ce n'est «pas pour rien qu'on est rendu la risée des pays occidentaux côté liberté artistique».

PRÉCISION: Le titre original de cet article a été modifié pour préciser le propos de l'article.

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