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18/03/2019 01:05 EDT | Actualisé 18/03/2019 08:19 EDT

«La vraie nature»: Dan Bigras se confie sur la violence qui a marqué son enfance

«Je mangeais des volées à l’école aussi. Cr*sse, je mangeais des volées tout le temps...»

Facebook/La vraie nature

Lors de son passage à l'émission La vraie nature, ce dimanche 17 mars, Dan Bigras a utilisé le mot «contradictoire» pour décrire son enfance.

Le principal intéressé a expliqué qu'il y avait beaucoup de violence à l'intérieur du domicile familial, mais aussi beaucoup de tendresse, même si cet amour n'était pas forcément visible.

«Moi, je n'ai jamais eu une main dans les cheveux ou un câlin, un bisou, rien. C'était ma mère la vraie violente, a-t-il confié.

«Mon père travaillait de 7h le matin à 7h le soir. Donc il avait très peu de temps pour boire sa bouteille de vin le soir. Il buvait vite au souper et là, elle le pompait, elle le pompait, elle le pompait... jusqu'à ce qu'il me crisse une volée.

«Pendant qu'il me frappait, elle pleurait... Je me disais: ''Ma tabarnak''.»

Mon père était violent, mais il m'aimait profondément. Il m'a toujours aimé.Dan Bigras

Dan Bigras a poursuivi en affirmant qu'il savait s'il allait subir des abus physiques lorsqu'il rentrait à la maison en fonction de l'attitude des membres de sa famille.

«Moindrement qu'il y avait des sourires, je savais que j'allais passer une belle soirée. S'il n'y avait aucun sourire et que tout le monde était renfrogné, je me disais: ''That's it. Je vais en prendre une ce soir, c'est certain''.

«Après ça, le problème, c'est que tu vas à l'école, mais tu apportes à l'école ce que tu avais à la maison. Je mangeais des volées à l'école aussi. [...] Crisse, je mangeais des volées tout le temps.»

Dan Bigras estime que c'est la musique, et plus particulièrement le piano, qui lui a permis de passer à travers cette période difficile, estimant que si le piano n'avait pas fait partie de sa vie, il aurait probablement abouti en prison ou dans un hôpital psychiatrique.

«Plus rien ne m'atteignait, plus personne ne me battait, plus personne ne me faisait chier. Personne ne m'approchait.»

Ne pas répéter les mêmes erreurs

Plus tard dans l'émission, Dan Bigras s'est ouvert sur la relation qu'il entretient avec son fils, et la façon dont son passé l'a aidé à ne pas reproduire la même dynamique familiale.

«C'est certain que tu fais l'inverse de tes parents, a-t-il souligné. Est-ce que ça te transforme en meilleur père? Non, tu fais d'autres sortes d'erreurs.»

Dan Bigras a alors expliqué à quel point la tendresse physique et l'affection étaient devenues très importantes à ses yeux au fil du temps. Et c'est en partie grâce à la mère de son fils s'il a pu s'ouvrir de la sorte et exprimer ses émotions.

«Une chance que j'ai eu la mère de mon fils. Elle lui donnait des becs sur le crâne tellement fort. Je lui disais: ''Arrête, tu vas lui aspirer le cerveau!'' [...] J'ai commencé à faire comme elle. Et j'ai appris à donner des ostis de gros bisous sonores.

«Je m'en suis construit, de la tendresse. J'élèverais mon fils sans, ça ne ferait aucun sens», a-t-il conclu.

La vraie nature est diffusée les dimanches à 21h15, sur les ondes de TVA.

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