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15/03/2019 09:59 EDT | Actualisé 15/03/2019 10:50 EDT

Les réactions aux fusillades dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande

«Nous partageons le deuil des Néo-Zélandais et des musulmans du monde entier», a écrit Justin Trudeau.

Les réactions ont été nombreuses à la suite des fusillades perpétrées vendredi dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui ont fait 49 morts et une multitude de blessés.

Au Québec

Au Centre culturel islamique de Québec, où une fusillade du genre a fait 6 morts et 8 blessés le 29 janvier 2017, l'ancien président Mohamed Labidi, a affirmé que l'actuel état d'esprit de sa communauté était le même qu'au lendemain de la fusillade d'il y a deux ans.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a pour sa part écrit que ses pensées accompagnaient les proches des victimes de l'attaque des mosquées.

Le chef par intérim du Parti libéral, Pierre Arcand, a lui aussi indiqué qu'il gardait les Néo-Zélandais dans ses pensées. «Continuons de dénoncer ces actes de violence insensés», ajoute-t-il.

«De tout cœur avec la Nouvelle-Zélande», écrit de son côté le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

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Manon Massé, de Québec solidaire, parle quant à elle de «consternation» et d'«horreur».

«Mes pensées vont aux gens de la Nouvelle-Zélande, aux familles touchées, aux communautés musulmanes, en particulier à nos ami-es de Québec qui voient leurs plaies rouvertes aujourd'hui. Ces actes de terrorisme ne nous diviseront pas», écrit-elle.

Au Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a réagi à la tragédie tôt vendredi.

«Attaquer les gens pendant leur prière est horrifiant, et le Canada condamne vigoureusement les fusillades survenues aujourd'hui en Nouvelle-Zélande. Nos cœurs vont aux victimes et à leurs familles, et nous partageons le deuil des Néo-Zélandais et des musulmans du monde entier», a-t-il écrit sur Twitter.

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a écrit sur Twitter que la liberté avait été attaquée vendredi en Nouvelle-Zélande et que tous devraient pouvoir pratiquer leur religion librement et sans peur.

Le chef néo-démocrate a écrit avoir eu le «coeur brisé» en apprenant la nouvelle.

«Mon coeur va aux familles des personnes tuées et à tous ceux qui ont été touchés par cet acte de terreur. L'islamophobie tue, et n'a sa place nulle part dans le monde», a publié Jagmeet Singh sur Twitter.

Dans le monde

Le président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé ses «plus sincères sympathies» et transmis ses «meilleurs voeux» au peuple néo-zélandais après «l'horrible massacre dans les mosquées».

Le pape François dénonce de son côté «les actes de violence insensés» survenus à Christchurch et dit prier pour la communauté musulmane et pour tous les Néo-Zélandais.

Dans un télégramme de condoléances transmis vendredi, le pape a offert sa solidarité et ses prières aux blessés et aux personnes en deuil d'êtres chers, soulignant qu'il s'agissait d'un moment particulièrement difficile pour le personnel des services d'urgence et de sécurité.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a manifesté son horreur et sa profonde tristesse en affirmant que la Nouvelle-Zélande peut compter sur des appuis dans la lutte à la haine.

«Toutes nos pensées pour les victimes des crimes odieux contre les mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande et pour leurs proches. La France se dresse contre toute forme d'extrémisme et agit avec ses partenaires contre le terrorisme dans le monde», écrit de son côté le président français Emmanuel Macron, sur Twitter.

Le premier ministre italien, Giuseppe Conte, a transmis ses condoléances aux victimes, soulignant que celles-ci «ont été touchées alors qu'elles se trouvaient dans un lieu de prière. Toute forme d'intolérance, de haine et de violence est inacceptable».

La chancelière allemande Angela Merkel a envoyé un télégramme à la première ministre de la Nouvelle-Zélande pour lui offrir ses sympathies.

«Il s'agit d'une attaque perfide sur des fidèles et sur leur lieu de prière», a-t-elle déclaré vendredi.

L'attaque contre des citoyens musulmans est également une attaque contre la démocratie de la Nouvelle-Zélande et sa société ouverte et tolérante. Nous partageons ces valeurs et par conséquent, l'horreur des Néo-Zélandais.Angela Merkel

Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, estime que les attentats constituent l'exemple le plus récent de la montée du racisme et de l'islamophobie dans le monde.

Le premier ministre du Pakistan, Imran Khan, a ajouté que cette islamophobie a culminé depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis car la communauté musulmane est désormais pointée du doigt pour tout acte terroriste commis par un musulman.

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