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13/03/2019 09:19 EDT | Actualisé 13/03/2019 09:20 EDT

Le père d'Ariel Jeffrey Kouakou croit que son fils est toujours en vie

Un an après la disparition de son fils, Frédéric Kouakou a fait part de certaines de ses frustrations au sujet de l'enquête policière.

Paul Chiasson/La Presse canadienne
La photo d'Ariel Jeffrey Kouakou a été diffusée dans les stations du métro de Montréal, mardi.

MONTRÉAL — Frédéric Kouakou, le père d'Ariel Jeffrey Kouakou, qui n'a pas été vu depuis sa disparition il y a un an, a pris la parole dans une église où étaient rassemblées près de 200 personnes mardi soir, clamant avec conviction que son fils était toujours en vie.

Ariel Jeffrey Kouakou n'est jamais rentré chez lui après être parti à pied rendre visite à un ami le 12 mars 2018. Après de longues recherches infructueuses, la police avait déclaré qu'elle croyait que le garçon s'était probablement noyé accidentellement.

Un an après sa disparition, Frédéric Kouakou a fait part de certaines de ses frustrations au sujet de l'enquête policière, qu'il a qualifiée d'inadéquate.

Il a répété qu'il a toujours cru que son fils avait été enlevé et qu'il se sentait impuissant, car il ne partageait pas la thèse de la noyade avancée par les policiers.

La famille a organisé la cérémonie dans une église près du parc des Bateliers, situé au bord de la rivière des Prairies, où il a été vu pour la dernière fois.

Graham Hughes/La Presse canadienne
Les parents du petit Ariel, Akouena Noëlla Bibie et Frédéric Kouakou.

Dans son discours, le père d'Ariel a raconté comment un hélicoptère, un drone, l'unité canine et des équipes de sauvetage nautiques avaient fouillé les rives du fleuve à la recherche du corps du garçon.

«Et le résultat?» a-t-il demandé. «Il n'y a pas eu de résultat.»

Il a répété à plusieurs reprises que son fils ne s'aventurerait jamais près de la rivière. Il a cherché à convaincre les autorités de constituer une équipe spéciale chargée d'enquêter sur les enlèvements.

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Malgré sa colère et sa tristesse, il a déclaré que sa famille avait trouvé la paix, indiquant qu'il gardait espoir, de jour comme de nuit, et qu'il est convaincu qu' Ariel finira par revenir à la maison.

Frédéric Kouakou et son épouse, Akouena Noëlla Bibie, ont été réconfortés par des proches et des membres de la communauté venus témoigner de leur soutien.

Janie Halle-Bolduc, qui assistait à la cérémonie avec sa fille Jiane, âgée de 10 ans, a déclaré qu'elle était extrêmement triste pour la famille d'Ariel et qu'il y avait encore beaucoup d'inquiétude dans la communauté:

Il y a vraiment un climat de peur dans le quartier.Janie Halle-Bolduc

Le 12 mars 2018, des caméras de surveillance ont capté des images d'Ariel qui se dirigeait dans le parc au bord de la rivière, mais il n'a jamais été aperçu en train de quitter les lieux. Un témoin «crédible» selon les policiers, avait affirmé avoir vu Ariel près de l'eau avant qu'il ne disparaisse.

La police avait brièvement lancé une alerte Amber peu de temps après, même si elle avait affirmé qu'il n'y avait aucune preuve d'enlèvement.

Les policiers avaient à l'époque expliqué que l'âge de l'enfant, la température extérieure hivernale et l'absence d'historique de fugue ou de disparition militaient en faveur du lancement d'une alerte Amber.

Des récompenses avaient été offertes, la police avait reçu des centaines d'informations et de nombreuses recherches avaient été effectuées dans la région, mais en vain.

Mardi, la Société de transport de Montréal (STM) a affiché la photo du garçon sur les écrans électroniques de 68 stations de métro. De plus, la photo de l'enfant disparu à l'âge de 10 ans figurera sur les enveloppes de facturation mensuelles de la Banque CIBC pour le mois de mai.

Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants-Retour a expliqué que l'objectif était de faire la lumière sur l'affaire et d'offrir un réconfort à la famille d'Ariel.

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