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11/03/2019 14:04 EDT | Actualisé 11/03/2019 16:17 EDT

Meurtre de Daphné Huard-Boudreault: les policiers ne seront pas accusés

Des témoins avaient soutenu que la jeune femme avait appelé la police avant le drame.

Facebook/Daphné Boudreault
Daphné Huard-Boudreault (Facebook/Daphné Boudreault)

Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre les policiers dans l'affaire du meurtre de Daphné Huard-Boudreault, assassinée le 22 mars 2017 à Mont-Saint-Hilaire.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) s'était penché sur le travail des policiers dans cette affaire car des témoins avaient soutenu que la jeune femme de 18 ans avait appelé la police avant que le drame ne se produise. Les enquêteurs devaient notamment évaluer si les policiers avaient agi adéquatement lors de leur intervention.

Après avoir reçu le rapport du BEI, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) en est arrivé à la conclusion que "l'analyse de la preuve ne révèle pas la commission d'une infraction criminelle" par les policiers de la Régie intermunicipale de police de Richelieu-Saint-Laurent.

Puisque des accusations ont été portées contre une personne impliquée lors de l'intervention policière et que le dossier est maintenant devant les tribunaux, le DPCP ne commentera pas davantage "afin de ne pas nuire à l'équité et à l'intégrité du processus judiciaire", précise-t-il par communiqué.

Cette "personne impliquée" est l'ex-petit ami de la jeune femme, Anthony Pratte-Lops, alors âgé de 22 ans.

Il a été arrêté le 22 mars 2017 et a été accusé de meurtre prémédité. Selon des témoins, il n'aurait pas accepté la récente rupture de son couple. La jeune femme se rendait chez lui ce jour-là pour récupérer ses effets personnels.

Elle avait été retrouvée grièvement blessée dans la résidence de Pratte-Lops à Mont-Saint-Hilaire. Elle est morte par la suite.

Le procès de l'accusé doit débuter le 29 avril au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

Lorsque les procédures criminelles seront terminées, un communiqué sera publié et résumera les faits survenus lors de cet événement, expliquant les motifs au soutien de la décision du DPCP, est-il précisé dans son communiqué.

Dans la foulée de ce drame, le gouvernement du Québec avait annoncé en novembre 2017 la formation du Comité d'examen des décès liés à la violence conjugale. Ce comité d'experts devait se pencher sur les circonstances ayant mené aux décès dans le but de déterminer les différents facteurs de risque et afin de mieux comprendre le cycle de la violence conjugale.