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11/03/2019 16:32 EDT | Actualisé 11/03/2019 17:59 EDT

Attentat à la mosquée de Québec: la Couronne porte en appel le dossier d'Alexandre Bissonnette

Les avocats de Bissonnette ont déjà fait de même.

La Couronne et la Procureure générale du Québec ont décidé d'en appeler elles aussi de la peine imposée à Alexandre Bissonnette, le tireur de la grande mosquée de Québec qui a fait six morts et plusieurs blessés le 29 janvier 2017.

Elles demandent à la Cour d'appel de lui imposer une peine de 50 ans de prison avant qu'il soit admissible à demander une libération conditionnelle. Cette période avait été fixée à 40 ans par le juge François Huot, qui a rendu la peine le 8 février dernier.

Les procureurs de la Couronne et de la Procureure générale ont déposé leur avis d'appel conjoint lundi après-midi au palais de justice de Québec.

La Couronne y fait valoir que la peine infligée par le juge Huot ne reflète pas la gravité de l'infraction et le degré de responsabilité de l'intimé, "exceptionnellement élevés dans la présente affaire".

Bissonnette n'était pas non plus satisfait de la durée de sa peine.

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Il avait déposé son propre avis d'appel vendredi dernier. Il demande qu'une période de 25 ans soit substituée à celle de 40 ans de détention ferme.

Le jeune homme de 29 ans avait plaidé coupable en mars 2018 à tous les chefs d'accusation portés contre lui et il n'avait donc pas eu de procès. Vu la nature de ses crimes, il était automatiquement condamné à la prison à vie et il ne restait au juge qu'à déterminer la période de temps avant l'admissibilité à la libération conditionnelle.

Les arguments de la Procureure générale et de la Couronne

Dans leur avis d'appel, la Couronne écrit que le juge Huot a commis plusieurs erreurs de principe qui ont eu une incidence sur sa décision, notamment quant au mode de détermination du nombre d'années de prison ferme.

De plus, "sa considération des facteurs aggravants et atténuants pour en arriver à sa décision est erronée", fait-elle valoir.

"Le juge de première instance banalise la gravité subjective des infractions en cause", ajoute de son côté la Procureure générale du Québec.

Si la Cour d'appel n'accepte pas la proposition de 50 ans, la Couronne et la Procureure générale demandent qu'une peine de plus de 40 ans lui soit infligée, sans préciser de chiffre.