POLITIQUE
07/03/2019 12:00 EST | Actualisé 07/03/2019 12:00 EST

Justin Trudeau tente de «justifier et normaliser la corruption», selon Andrew Scheer

Le chef conservateur et celui du NPD n'ont pas été impressionnés par la prise de parole du premier ministre.

Les dirigeants des deux principaux partis d'opposition à la Chambre des communes n'ont pas été impressionnés par la prise de parole de Justin Trudeau.

En conférence de presse jeudi matin, le premier ministre a dit constater aujourd'hui que son ancienne ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould a fait preuve de fermeture dans sa gestion du dossier SNC-Lavalin. En revanche, il a pris le blâme pour l'"érosion de confiance" qui a corrodé le lien entre elle et son bureau.

À LIRE AUSSI: SNC-Lavalin: Trudeau s'explique

Le chef conservateur Andrew Scheer, qui a réclamé la démission du premier ministre la semaine dernière, doit réagir à la déclaration en début d'après-midi à Toronto. Entre-temps, il s'est tourné vers Twitter pour offrir son interprétation.

"Ce que nous avons entendu de Justin Trudeau est une tentative de justifier et normaliser la corruption. Il est clair qu'au sein de son gouvernement, l'ingérence politique et le mépris de la loi sont la façon de faire. Il est un PM qui a perdu l'autorité morale de gouverner", a-t-il écrit.

Son adversaire néo-démocrate, Jagmeet Singh - qui se trouve lui aussi dans la métropole ontarienne, et qui doit s'adresser aux médias en après-midi - s'est lui aussi tourné vers le réseau social pour commenter.

"Ce qu'on a vu ce matin du PM Trudeau n'était pas de la responsabilité ni des excuses; il blâmait tout le monde sauf lui. Il a discrédité le témoignage de la première Autochtone à agir comme procureure générale au Canada. Les gens ont perdu confiance (...)", a-t-il tranché.