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06/03/2019 06:07 EST | Actualisé 06/03/2019 18:24 EST

Le dossier d'une fillette assassinée revient sous les projecteurs

Un documentaire tentera de faire débloquer le dossier de Marie-Ève Larivière, violée et assassinée il y a 27 ans alors qu'elle avait 11 ans.

Facebook/Irrésolus
Marie-Ève Larivière

Le dossier de Marie-Ève Larivière, une fillette de 11 ans qui avait été violée et assassinée il y a 27 ans, à Laval, revient à l'avant-scène dans le cadre d'un documentaire qui doit être diffusé ce week-end sur le web.

C'est le cinéaste Stéphan Parent qui est derrière ce documentaire. Facebook, Twitter et Instagram seront également utilisés pour demander l'aide du grand public.

MISE À JOUR:

La version originale de cet article a été modifiée pour retirer des extraits de texte qui devaient être attribués à Marie-Ève Larivière dans le documentaire, racontant l'histoire à la première personne. Cette modification fait suite à une demande de la famille qui, bien qu'elle ait donné son accord pour la production du documentaire, a dit souhaité que ces extraits ne soient pas publiés.

Web série et radio

Stéphan Parent et son équipe diffuseront des messages sur différentes plateformes de même qu'un message audio à la radio du 96,9 FM Lévis durant une chronique hebdomadaire, vendredi 15h30.

Tous espèrent que ces nouvelles démarches permettront de briser le silence et que celui ou celle qui a vu ou entendu quelque chose ce 7 mars 1992 pourra contacter la police de Laval. Ceux qui craignent la police pourront communiquer avec Me Marc Bellemare.

Le dossier de Marie-Ève Larivière sera le premier épisode d'une série web qui a pour titre Irrésolus et qui mettra en lumière plusieurs cas de disparitions et de meurtres non résolus au Québec.

À travers des reconstitutions d'événements, les spectateurs pourront suivre un groupe d'enquêteurs sur de véritables scènes de crime. Dans chaque épisode, une brigade spéciale se penchera sur l'une de ces enquêtes. Le but de l'équipe est d'apporter un regard neuf sur de vieux dossiers en redonnant un second souffle aux enquêtes policières.

Le tout fera l'objet d'un reportage-documentaire reconstituant les événements qui sera diffusé gratuitement sur YouTube et Facebook, le week-end prochain.

De plus, avec la collaboration de l'organisme Meurtres et Disparitions Irrésolus du Québec ainsi qu'une compagnie de transport régional, la photo de Marie-Ève circulera partout sur le territoire de Laval.

Un nouvel outil

Cette nouvelle offensive pourrait permettre de faire délier des langues. «Je suis persuadé que quelqu'un, quelque part, détient une information pertinente qui pourrait permettre aux policiers de rouvrir le dossier afin de résoudre cette horrible histoire de meurtre», croit M. Parent, qui précise avoir obtenu l'approbation de la famille de la victime.

«Pour la police, c'est un nouvel outil qui donne des résultats surprenants», ajoute le cinéaste, qui a notamment réalisé le documentaire Novembre 84 dans lequel on évoque la thèse d'un possible tueur en série qui aurait kidnappé et tué sept enfants au Québec, entre 1984 et 1995.

L'idée audacieuse de M. Parent de faire «parler» la victime serait une première au Québec. Une idée déjà utilisée aux États-Unis. En effet, dans la dernière année, une histoire similaire est survenue chez nos voisins du Sud.

Les policiers se sont adressés au meurtrier en se mettant dans la peau d'une victime, Linda O'Keefe, et ce, plus de quatre décennies après qu'elle eut été sauvagement été assassinée. Des informations ont finalement permis aux enquêteurs américains d'épingler un homme en février dernier, plus de 45 ans après le meurtre.

«Si cela a fonctionné aux États-Unis. Pourquoi ne pas l'essayer ici. On n'a rien à perdre», souligne M. Parent.