POLITIQUE
01/03/2019 08:24 EST | Actualisé 01/03/2019 08:24 EST

SNC-Lavalin: Gerald Butts veut donner sa version en comité parlementaire

Il pourrait témoigner mercredi prochain.

OTTAWA — Le défilé des témoins de l'affaire SNC-Lavalin se poursuit. Écorché par Jody Wilson-Raybould en comité, mercredi, l'ancien secrétaire principal du premier ministre Gerald Butts lève la main pour demander une invitation au même forum, afin d'offrir sa propre version des faits.

L'ex-bras droit de Justin Trudeau, qui a démissionné le 18 février dernier dans la foulée de cette histoire, a publié jeudi sur son compte Twitter une lettre dans laquelle il demande aux membres du comité permanent de la justice et des droits de la personne un carton d'invitation.

«Je crois disposer d'informations qui pourront aider le comité dans son examen de ces enjeux. Je demande respectueusement l'occasion de participer au comité. J'ai besoin d'une courte période de temps pour obtenir un avis juridique et ensuite produire des documents pertinents pour le comité», écrit-il.

Considéré comme le conseiller le plus proche du premier ministre, Gerald Butts fait partie des 11 personnes identifiées par l'ex-ministre de la Justice et procureure générale du Canada comme ayant mené auprès d'elle des pressions «constantes et soutenues» afin de la convaincre d'éviter un procès criminel à la firme d'ingénierie québécoise.

Lorsqu'il a remis sa démission, il a nié avoir quoi que ce soit à se reprocher.

Le comité de la justice s'est réuni à huis clos jeudi après-midi afin de discuter de la liste des témoins. À l'issue de la rencontre qui a duré moins d'une heure, le président du comité, Anthony Housefather, a annoncé que le comité avait accepté d'entendre Gerald Butts, qui pourrait avoir son droit de parole mercredi prochain.

Il a aussi été convenu d'inviter, pour un deuxième passage, la sous-ministre à la Justice, Nathalie Drouin, ainsi que le greffier du Conseil privé, Michael Wernick — celui-là même que Mme Wilson-Raybould a accusé d'avoir eu envers elle des propos menaçants lors d'un échange en décembre.

Le néo-démocrate Alistair MacGregor estime qu'une deuxième visite du plus haut fonctionnaire du gouvernement est souhaitable, son témoignage ayant été «démoli» par celui de la ministre démissionnaire. Son collègue conservateur Michael Cooper est du même avis, et il aimerait cette fois que le greffier Wernick témoigne sous serment.

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