POLITIQUE
01/03/2019 10:55 EST | Actualisé 19/03/2019 07:41 EDT

Le président du PLQ démissionne et dénonce un parti «extrêmement bureaucratique»

Antoine Atallah était en poste depuis novembre 2017.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
Antoine Atallah (droite) avec le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand

Antoine Atallah a annoncé vendredi sa démission du poste de président du Parti libéral du Québec (PLQ).

Dans une longue lettre transmise à la première vice-présidente du parti, M. Atallah affirme que le résultat des élections générales du 1er octobre dernier n'était pas celui qu'il a souhaité et qu'il en assume une part de la responsabilité.

Il avait été rapporté qu'il était contesté à l'interne pour avoir favorisé ses proches à des postes clés au sein du parti.

Jeudi pourtant, il avait "encore la confiance du caucus" et des présidents de section, avait commenté la députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, dans une mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

M. Atallah écrit que les dernières réformes institutionnelles au sein du PLQ l'ont rendu extrêmement bureaucratique et qu'il est très difficile pour un officier bénévole de mettre en place une vision militante et d'en assurer le suivi une fois au pouvoir.

Il salue que les principes directeurs du PLQ soient foncièrement différents de ceux des autres formations politiques. Il fait mention à cet effet du conservatisme de la Coalition avenir Québec (CAQ) et de l'autoritarisme marxiste de Québec solidaire (QS).

Il ajoute que le Parti libéral du Québec devrait jouer son rôle moteur dans la francophonie canadienne, son rôle d'exemple comme gestionnaire des finances publiques et son rôle visionnaire pour son empathie envers les personnes les plus vulnérables de la société.

Antoine Atallah écrit que le PLQ et ses 125 associations de circonscription sont mieux servis lorsque les militants font valoir leur vision des enjeux en travaillant de façon unie à l'atteinte d'objectifs communs. Ce grand chantier reste à terminer, à son avis, et des réformes structurelles restent nécessaires.

Le mandat à la présidence d'Antoine Atallah se terminera dans une semaine, le 8 mars.

M. Atallah est devenu président du parti en novembre 2017. En janvier dernier, le quotidien La Presserapportait que ses positions concernant la nomination du prochain chef du parti étaient contestées par les militants.