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25/02/2019 13:20 EST | Actualisé 25/02/2019 13:26 EST

Les calmars vont-ils sauver les océans de la pollution plastique?

Il semble qu'ils ont tout pour devenir l'élément de base d'un plastique nouvelle génération.

Et si la solution au problème de la pollution par le plastique se trouvait dans le calmar? Une étude publiée ce 19 février par deux chercheurs américains sur le site Frontiers in Chemistry développe cette idée pas si loufoque. Comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article, les céphalopodes, qu'ils soient calmars ou seiches, possèdent au niveau de leurs tentacules une protéine qui pourrait bien être la clef pour une matière plastique écologique.

C'est en effet au niveau des dents des animaux marins, cachées dans les ventouses, que se situe l'objet de l'étude: constituées de protéines agencées d'une façon bien spécifique, ces dents ont tout pour devenir l'élément de base d'un plastique nouvelle génération. Ses propriétés de mémoire de forme permettraient en outre des avancées prometteuses, comme la mise au point de vêtements auto-réparants ou de pansements d'un genre nouveau.

La bactérie E. coli à la rescousse

Pas question pour autant de vider les océans de nos précieux mollusques: comme le notent les auteurs de l'étude, utiliser l'ensemble des calmars, seiches et autres encornets pêchés aujourd'hui dans le monde ne suffirait pas à fournir le début d'une filière de remplacement des centaines de millions de tonnes de plastique produites chaque année... d'autant que vider les océans semble difficilement justifiable, même en contrepartie de la production d'un bioplastique.

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Heureusement, les auteurs de l'étude, loin de s'arrêter là, proposent d'utiliser la bactérie la mieux connue du monde: la fameuse Escherichia coli, ou E. coli. S'il fait parfois les gros titres dans les affaires de contamination de denrées alimentaires, l'organisme unicellulaire est extrêmement commun, en particulier dans notre estomac. Objet d'étude depuis longtemps par la communauté scientifique, E. coli pourrait être génétiquement modifiée pour produire le fameux assemblage de protéines. Une solution qui permettrait de laisser en paix nos chères créatures marines, tout en s'attaquant à la pollution de leur lieu de vie.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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