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21/02/2019 09:41 EST | Actualisé 21/02/2019 09:41 EST

Des toutous pour montrer son soutien à la famille Barho qui a perdu sept enfants à Halifax

Une campagne de financement a aussi été lancée pour aider les parents.

La Presse canadienne/Darren Calabrese

Le drame que vit une famille de réfugiés syriens qui a perdu sept enfants dans un incendie à Halifax a touché les Canadiens d'un océan à l'autre.

Une vague de sympathie a été déclenchée à la suite de cette tragédie qui a coûté la vie à Ahmad, Rola, Mohamad, Ola, Hala, Rana, et Abdullah Barho.

Une campagne de financement lancée pour aider les parents a rapidement dépassé son objectif initial de 300 000 $.

Une page de GoFundMe avait permis de recueillir plus de 420 000 $ jeudi matin et son objectif a été relevé à un million de dollars. L'effort est organisé par des amis de la famille et le Conseil des imams d'Halifax.

Des personnes vivant dans le même quartier que la famille décimée ont aussi trouvé une autre belle manière de montrer leur soutien. Elles ont proposé de mettre des peluches devant la porte d'entrée pour honorer les sept enfants décédés tragiquement.

L'appel a été entendu autant dans la région d'Halifax qu'en Nouvelle-Écosse.

Rola, je m'ennuyais de ton sourire et de ta joie en classe.

Sept peluches sur le balcon pour les sept enfants de la famille Barho décédés. Une tragédie inimaginable.

Les pensées et prières de ma famille sont avec la famille Barho, les premiers répondants et la communauté de Spryfield ce soir.

Le mouvement s'est rapidement propagé ailleurs au Canada et même en Allemagne. Le mot-clic #Bears4BarhoChildren est rapidement devenu tendance sur les médias sociaux.

#Bear4BarhoChildren en Allemagne. Mon coeur brisé est à la maison au Canada.

Je pense à ses merveilleux enfants qui nous ont quittés trop tôt. J'envoie un câlin virtuel à leurs parents.

#Bear4BarhoChildren depuis Ottawa.

Rassemblement à Halifax

Des centaines de personnes, y compris le premier ministre Justin Trudeau, se sont rassemblées mercredi soir sur la place principale d'Halifax en soutien à la famille de réfugiés syriens.

Ils se sont rassemblés au Grand Parade devant l'hôtel de ville et ont écouté solennellement la lecture du nom et de l'âge des enfants, suivie d'un moment de silence.

Les enfants dont la vie a été fauchée sont: Ahmad, 14 ans; Rola, 12 ans; Mohamad, 9 ans; Ola, 8 ans; Hala, 3 ans; Rana, 2 ans, et Abdullah, né au Canada en novembre.

Le député fédéral Andy Fillmore a déclaré que les membres de la famille Barho étaient arrivés à Halifax en tant que réfugiés, mais qu'ils étaient devenus "nos voisins, nos amis".

"La perte que nous ressentons ce soir est si lourde parce qu'ils étaient nos voisins. Des réfugiés syriens, oui. Mais des Néo-Écossais aussi", a-t-il fait valoir.

La Presse canadienne/Enfield Weekly Press-Pat Healey
La famille Barho est arrivée au Canada il y a deux ans.

M. Trudeau n'a pas pris la parole, mais est demeuré parmi la foule, les mains jointes et la tête baissée, avant de se rendre à une activité de financement déjà prévu au programme.

La famille Barho est arrivée en Nouvelle-Écosse en 2017 en tant que réfugiés parrainés. Les sept enfants sont morts tôt mardi dans un incendie qui a ravagé leur maison de banlieue.

L'imam Abdallah Yousri, de la mosquée et centre communautaire Ummah d'Halifax, a indiqué mercredi que le père, Ebraheim Barho, était toujours dans un état critique à l'hôpital.

Quant à son épouse, Kawthar Barho, M. Yousri a confié qu'elle restait tellement bouleversée qu'elle en disait peu, à part répéter le nom de son plus jeune enfant, Abdullah, âgé de quatre mois.

M. Yousri a indiqué que les plans pour un service funéraire étaient en attente car l'examen des corps des enfants par le médecin légiste n'est pas terminé.

À VOIR: une vigile tenue à Halifax pour honorer la mémoire des enfants décédés (en anglais)

Le "rassemblement" officiel de la ville a eu lieu 24 heures après un événement plus spontané mardi devant les débris de la maison de la famille.

Des voisins et d'autres personnes portaient des fleurs et se laissaient aller à des sanglots, cherchant du réconfort en compagnie de leurs voisins et écoutant un prêtre chrétien tenter de rassembler les forces vives de la communauté.

"Les prochains jours vont être difficiles, mais ce sera dans les semaines et les mois à venir que cette famille aura le plus besoin de vous", a déclaré Josh Crawford, dont la mère travaille à l'école qui était fréquentée par les deux aînés.

Avec des informations de La Presse canadienne.