POLITIQUE
20/02/2019 18:23 EST | Actualisé 20/02/2019 18:23 EST

Le ministre François Bonnardel veut réformer l'industrie du taxi

Il veut mettre fin aux projets pilotes comme Uber ou Téo.

PC/Jacques Boissinot

QUÉBEC — François Bonnardel entend mettre fin à la gestion par projet pilote et moderniser en profondeur l'industrie du taxi au Québec.

Le ministre des Transports a fait part, mercredi, de son intention de déposer rapidement un projet de loi afin de rendre l'industrie plus équitable, d'alléger le fardeau administratif et réglementaire ainsi que de favoriser l'innovation.

Du même coup, François Bonnardel a invité les partis d'opposition et les acteurs de l'industrie du transport de personnes à faire part de leurs idées en lien avec ses orientations.

Dans sa déclaration ministérielle, M. Bonnardel a attaqué la manière dont le précédent gouvernement libéral a géré la transformation du monde du taxi à coup de projets pilotes, dont ceux d'Uber et de Téo.

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Il a accusé les libéraux d'avoir tenté de «repousser les décisions importantes à plus tard» au lieu de «régler les problèmes de cette industrie une fois pour toutes».

Soutenant que les entreprises de taxi sont toujours encadrées par des règles remontant aux années 1970, le ministre veut éliminer les barrières à l'innovation.

François Bonnardel insiste aussi sur le besoin de placer les usagers au coeur de la réforme afin d'assurer un service compétitif et accessible.

PQ et QS prêts à contribuer

Le porte-parole du Parti libéral en matière de transport, Gaétan Barrette, a profité de son droit de parole pour accuser le ministre de «faire le procès des projets pilotes», alors que ceux-ci étaient demandés par l'industrie.

Le député libéral a aussi prétendu que le ministre s'appropriait le travail de son prédécesseur et que du même coup, il connaissait déjà le contenu du projet de loi à venir.

On le connaît, son projet de loi, on le connaît. On sait ce qu'il y a dedans parce que c'est le résultat de nos travaux.Gaétan Barrette

Du côté du Parti québécois et de Québec solidaire, les porte-parole ont accueilli la nouvelle à bras ouverts. La députée Catherine Fournier a dit se réjouir d'un pas dans la bonne direction dans un dossier où une action rapide est nécessaire.

Pour QS, Ruba Ghazal se dit prête à partager les idées de sa formation politique. Elle a qualifié d'«infâme» le projet de loi 100 adopté sous bâillon par les libéraux et qui instaurait le projet pilote permettant à Uber de mener ses activités au Québec.

La députée Ghazal souligne que la modernisation devra tenir compte des outils technologiques et des enjeux environnementaux.