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14/02/2019 21:04 EST | Actualisé 16/02/2019 11:16 EST

«District 31»: Hélène Bourgeois-Leclerc révèle quelques secrets de tournage

«Isabelle a une grande carapace derrière laquelle elle essaie de se protéger, mais un moment donné ça craque…»

Radio-Canada

«C'est complètement dingue, car il n'y a personne qui pouvait s'attendre à un tel succès, et à un succès qui est grandissant d'une semaine à l'autre, qui ne s'essouffle pas du tout», affirme d'emblée la comédienne Hélène Bourgeois-Leclerc. L'interprète du sergent-détective Isabelle Roy ne s'est pas fait prier pour se confier sur la grande aventure District 31, tout en prenant (malheureusement) bien soin de garder pour elle les détails de ce qui viendra ébranler son personnage d'ici la fin de la saison.

Ce qui s'en vient pour Isabelle

La comédienne est choyée, car elle affirme que ce sont les enquêtes secondaires, «les affaires à côté, les enquêtes pour les crimes sexuels et familiaux», qui se retrouvent dans la cour de son personnage qui lui plaisent le plus dans District 31.

«Isabelle en a vécu des affaires cette année et elle va continuer d'en vivre, explique celle qui ne veut, ni ne peut trop en dire. La gang se tient et voit qu'Isabelle commence à descendre un peu. Il y a quelque chose de très beau et de très plaisant de jouer dans ce sentiment d'appartenance; à une gang, à une équipe qui est bien occupée sur du gros stock. Il y a d'autres éléments qui prennent moins de lumière, mais qui sont aussi trippants à faire et à vivre et ça, c'est le fun.»

Afin de mieux expliquer ce qui s'en vient pour son personnage (qui a récemment vécu une agression et qui a dû abattre son assaillant), elle tient à préciser que sur le plateau de District 31, les figurants sont majoritairement de vrais policiers et de vrais enquêteurs.

Radio-Canada

«Quand on fait des sorties extérieures, lors d'arrestations ou de moments avec le SWAT, ce sont tous de vrais policiers qui sont là avec nous comme conseillers, afin de s'assurer de la véracité des scènes. On a eu beaucoup de témoignages au cours des trois dernières années, de vrais policiers ou de vrais enquêteurs qui étaient sur place avec nous. On a appris que des policiers qui ont leur arme, qui dégainent et qui doivent intervenir avec leur arme, ça arrive de temps en temps dans une carrière. Mais un policier qui doit tuer quelqu'un, ça n'arrive pas très souvent. Il y a beaucoup de policiers qui terminent leur carrière et qui n'ont jamais tiré ou tué quelqu'un, que ce soit en situation de légitime défense ou autre. Donc ce qui est arrivé à Isabelle – le fait de se défendre et de tuer un agresseur – c'est intense et immense dans une vie.»

Elle confie qu'effectivement, cette fameuse scène a été difficile à jouer. Un armurier est venu s'assurer qu'elle tenait l'arme de la bonne manière, en plus de la chorégraphie de la lutte et le sentiment de tirer avec une arme à feu (littéralement, le feu étant produit par des balles à blanc afin de créer un effet visuel impressionnant). «C'était quelque chose à jouer, dit-elle. Voir le comédien qui se projette vers le sol et qui ''meurt'', il y a là quelque chose de très troublant.»

«C'est sûr que quand il y a des fins de saison qui approchent, il y a aussi des punchs qui s'en viennent, poursuit-elle lorsqu'on tente d'obtenir une primeur, aussi petite soit-elle.

«Tout ce que je peux dire, c'est qu'Isabelle n'est pas guérie de son agression. Dans l'émission, c'était la première fois qu'un des policiers tirait et tuait quelqu'un de cette manière-là, en légitime défense. Donc, il va y avoir une suite qui va être reliée à cela, émotivement. Mais au fond, elle est déjà là la suite, car je la joue quand même dans ce petit fond d'elle qui ne se relève pas si vite, le fait qu'elle fasse une thérapie, mais sans plus... Isabelle a une grande carapace derrière laquelle elle essaie de se protéger, mais un moment donné ça craque...»

Évasive, l'actrice confie tout de même tourner de belles scènes par les temps qui courent. Avec Patrick peut-être? «Je ne peux pas le dire, répond-elle en riant. Mais ce sont des scènes d'émotions, car Isabelle est beaucoup dans l'émotion en ce moment et dans sa carapace. Des allers-retours qui lui font toucher à de belles choses et à des choses dures à la fois... Même si elle ne veut pas.»

Radio-Canada

La série la plus populaire du Québec

«À la lecture des textes, nous sommes tous toujours impressionnés par ce que Luc [Dionne] écrit. Par ce qu'il nous fait vire et ce qu'il nous fait jouer. Mais honnêtement, la popularité de District 31 est vraiment intense. Les gens trippent solidement sur cette émission. On le ressent assez bien lorsqu'on va à la pharmacie ou à l'épicerie...», dit la comédienne en riant.

«On ne s'attendait pas à ce succès, poursuit-elle, mais on ne s'attendait pas non plus à ce que les personnages soient autant aimés. Au départ, on jouait tous un peu la même police, parce que quand c'est le début d'une émission, ton personnage n'est pas très clair; tu dois l'inventer, car il y a une part d'écriture, mais il y a aussi une part de jeu, de ce qu'on perçoit à la lecture, de ce qu'on a envie de lui donner, de ce qu'on a le goût d'inventer et de créer. Mais là, vraiment, Isabelle je l'ai dans le corps et dans la peau. Je lis mes répliques et je sais tout de suite comment elle va les dire et ça, c'est plaisant. C'est jouer dans une belle zone pour moi.»

Elle explique travailler avec «beaucoup d'engagements et aussi beaucoup de fatigue» sur cette série qui, selon les semaines, l'occupe en moyenne tous les soirs et toutes les fins de semaine (alors qu'elle étudie ses textes) en plus des trois à cinq jours de tournage par semaine.

«La fatigue arrive surtout vers la fin du tournage. Il y a beaucoup de textes, beaucoup d'heures de travail, d'étude de texte et de tournage, avoue-t-elle. On le sent, qu'on est dans un train complètement fou et on le savoure.»

«Je n'ai jamais vécu quelque chose de ce genre, continue celle qui a pourtant savouré le succès des Bougon il y a quelques années. C'était complètement fou, mais ce n'était qu'une fois par semaine et que 26 épisodes. Là, on parle de 120 épisodes, c'est presque sans arrêt. C'est fou, mais c'est vraiment le fun!»

«Luc Dionne nous écrit des textes avec des intrigues, des drames, des suspenses et des enjeux psychologiques et émotifs extrêmement forts et vraiment plaisants à jouer, très nuancés et bien trippants. Pour une actrice, District 31 est une aventure très enrichissante à bien des niveaux.»

District 31 est diffusée du lundi au jeudi à 19h, sur les ondes d'ICI Télé.

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